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Brett Favre ne peut pas mourir !
Papy a décidé de faire (encore) de la résistance et serait sur le point de signer avec les Minnesota Vikings !
Nous pourrions donc assister prochainement au second retour de Favre en NFL, en autant de saisons. Le quarterback, qui fêtera ses quarante ans en octobre prochain, avait offert ses services aux New York Jets l'an dernier, réalisant une saison médiocre. Malgré ses faiblesses, les vikings seront certainement contents d'obtenir son renfort, car aucun des quarterbacks présents sur leur roster (Sage Rosenfels, Tarvaris Jackson et John David Booty) ne semble constituer une solution à long terme.
Grosse intersaison défensive pour les Saints qui, après avoir signé le defensive end Paul Spicer et le cornerback Jabari Greer, ont une nouvelle fois soigné leur défense en signant le safety vétéran Darren Sharper, pour une durée et un montant inconnus. Sharper, 33 ans, prendra donc le poste de free safety laissé vacant par le départ de Josh Bullocks, et apportera une expérience et un talent bienvenus dans le secondary (les defensive backs) de New Orleans. A noter que ce cher Darren est le joueur en activité ayant réalisé le plus d'interceptions dans sa carrière, avec 54 réalisations.
Pour la première fois en 6 rencontres, les Minnesota Vikings se sont imposés face à leurs rivaux de Green Bay.
Faut-il y voir un signe du départ de Brett Favre ? Honnêtement non. Certes la coïncidence est troublante, mais le match, même sans Favre, a toujours été à la portée des Packers. Aaron Rodgers, à la différence de son homologue adverse, a même su, dans la mesure du possible, éviter des erreurs coûteuses. Non, sur ce match là, il nous faut simplement saluer la performance défensive des Vikings, qui auront limité Green Bay à seulement 184 yards au total et forcé deux safeties (une première dans l'histoire de la NFL), ainsi que celle des deux running backs, Chester Taylor et le terrible Adrian Peterson.Green Bay, à la traîne offensivement, aura su faire preuve d'opportunisme pour rester dans le match: Nick Collins, tout d'abord, retournait une interception 59 yards jusqu'au touchdown, puis c'était au tour de Will Blackmon de s'illustrer, en retournant un punt 65 yards jusqu'à la end-zone. Les Packers prennent alors la tête, à la fin du troisième quart temps, et
parviennent même à creuser l'écart sur un field goal de 40 yards de Mason Crosby. Il aura bien fallu ça pour compenser la domination des Vikings dans le jeu, car à la différence de Green Bay, Minnesota parvient à inscrire des points (sur une passe de 3 yards pour Sidney Rice et une de 47 yards pour Chester Taylor) en attaque. Par ailleurs, la défense se montre impériale en imposant une pression constante à Aaron Rodgers (4 sacks et deux safeties, dont l'un sur un sack de Jared Allen dans la end-zone) et en neutralisant l'attaque au sol (seulement 75 yards et un TD par Ryan Grant).Dans le quatrième quart-temps, les Vikings peinent pourtant à recoller au score. Adrian Peterson, dominateur depuis le début du match, commet même un fumble sur une quatrième tentative et rend le ballon aux Packers. Après le field goal de Mason Crosby, Minnesota récupère la possession et donne la balle à - qui d'autre - Adrian Peterson ! Le sophomore se fait pardonner en inscrivant un touchdown sur une course de 29 yards, remettant son équipe aux commandes.
Les Packers ne s'avouent pourtant pas vaincus, et, dans un dernier drive, mettent Mason Crosby en position de
tenteun field goal de 52 yards. Le kicker, habitué des longues distances, envoie son tir à droite des poteaux adverses, donnant définitivement la victoire aux locaux.L'équipe du Minnesota que l'on a pu voir dimanche soir ressemble fort, par certains aspects de son jeu, aux Titans ou aux Giants: grosse défense, gros jeu au sol.
Gus Frerotte, avec ses trois interceptions, ne semble malheureusement pas au même niveau que Eli Manning. Pour que son équipe espère réaliser ses ambitions, il faudra à l'avenir qu'il évite de provoquer des turnovers. Que dire d'Adrian Peterson ? Le jeune running back continue d'impressionner dans sa deuxième saison en NFL (192 yards et 1 TD ce dimanche) et reste l'élément clé de l'attaque des Vikings. A noter aussi l'excellente saison de Jared Allen, qui culmine déjà à 8 sacks. Quoi qu'il en soit, après un début de saison difficile, les Vikings semblent en passe de se relancer dans la course aux playoffs, surtout après cette belle victoire face à un rival de division. Seul point noir: leurs équipes spéciales doivent cesser d'encaisser des touchdowns à chaque match (ou presque).Les Packers subissent, quant à eux, une défaite qui pèsera lourd sur le classement final. Leur attaque à la passe, d'habitude si prolifique, a été muette dimanche face à une très bonne défense. Voilà qui est inquiétant: si les Packers sont incapables de trouver des solutions face à une solide défense, comment peuvent-ils remporter leur division face à des équipes comme Minnesota ou Chicago ? Que feront-ils face à New York, Tennessee, Pittsburgh ou Baltimore ?
Avec 8 victoires et 8 défaites la saison dernière, les Vikings, dans le "ventre mou" du championnat, ne font pas forcément figure de favoris pour le prochain Superbowl. Et pourtant !
Bien à l'abri dans leur Metrodome, les hommes du Nord fourbissent leurs armes et peaufinent leur plan de bataille, pour prendre la tête de la NFC Nord (ce qui implique de battre Green Bay) et pourquoi pas s'emparer du titre suprême.
Menée par un Adrian Peterson incroyable, l'armada violette a les moyens de réaliser ses objectifs.
En défense, les Vikings, qui pouvaient déjà compter sur un "front four" (les 4 defensive linemen, pour les novices) des
plus solides, ont reçu le renfort du defensive end Jared Allen, signé durant l'intersaison. Allen, qui a accumulé plus de 15 sacks l'an dernier avec les Kansas City Chiefs, devrait permettre d'imposer une pression supplémentaire aux quarterbacks adverses, et forcer ces derniers à commettre des erreurs. La défense contre la passe (la plus mauvaise du championnat l'an dernier) pourra compter sur ce facteur pour s'en tirer, ainsi que sur les capacités de couverture des safety Darren Sharper et Madieu Williams. Néanmoins, les cornerbacks devront réaliser une bonne saison pour que la défense tienne la route.En attaque, on retrouvera bien entendu l'explosif rookie de l'année Adrian Peterson, qui devrait, cette année encore, enrhumer beaucoup de défenseurs avec ses crochets. Il aura devant lui un nouveau bloqueur en la personne du fullback Thomas Tapeh. Du côté des receveurs, adieu Troy Williamson et ses bourdes, bienvenue à Bernard Berrian. L'ex receveur des Chicago Bears fera certainement une cible bien plus fiable. Les Vikings pourront aussi compter sur le sophomore prometteur Sidney Rice (4TD l'an dernier). La ligne offensive, quant à elle, devra absolument mieux protéger le quarterback que la saison dernière.
Et d'ailleurs, parlons-en du quarterback ! Tarvaris Jackson entame sa deuxième saison en tant que "starter", et devra élever son niveau de jeu pour mener son équipe au Superbowl. Si personne ne questionne sa puissance ou sa capacité à esquiver la pression adverse, Jackson a néanmoins commis trop d'erreurs (9 touchdowns contre 12 interceptions). Bien protégé, avec Peterson à ses côtés et de bons receveurs à qui lancer la balle, il peut (et doit) réaliser une saison excellente. En cas d'échec, les Vikings pourront toujours s'en remettre à Gus Frerotte, remplaçant aguerri, ou à John David Booty, le rookie fraîchement débarqué de USC et dont on dit beaucoup de bien.
Zéro. Zéro points inscrits par les Minnesota Vikings contre les Green Bay Packers. Il faut dire que leurs choix offensifs étaient très limités: ils n'ont jamais eu un grand jeu de passe cette saison, et il ne fallait pas être médium pour deviner qu'Adrian Peterson allait être la clé du match, et que si celui-ci était contenu les Vikings auraient beaucoup de mal à s'en sortir. Non seulement c'est ce qui s'est produit, mais les Packers ont trouvé le moyen de s'imposer non seulement grâce aux performances de Brett Favre et de ses receveurs, mais aussi en imposant un jeu à la course performant, grâce à Ryan Grant (alors que la défense des Vikings est l'une des plus solides face à la course).
Adrian Peterson, maintenu a 45 petits yards, n'a pas pu aider son équipe à s'en sortir. Il n'a pas fallu compter sur la performance de Brooks Bollinger pour compenser, car ce dernier termine avec seulement 16 passes sur 26 pour 176 yards et une interception.
Les Packers auront très bien joué le coup, ne s'appuyant pas seulement sur leur jeu aérien comme on aurait pu s'y attendre. La performance de Ryan Grant, auteur de 119 yards et 1 TD en 25 courses, est remarquable face à l'une des meilleures défenses au sol du championnat. Brett Favre a une nouvelle fois brillé avec 33 passes réussies sur 46 pour 351 yards et 3 TD, distillant ses passes à dix receveurs différents (Donald Driver, Greg Jennings et James Jones principalement, tous trois finissant avec un peu plus de 60 yards à la réception). Pour résumer, les Packers ont été présent dans tous les secteurs du jeu: en attaque, ils ont complétement désorienté les Vikings en s'appuyant aussi bien sur la course que sur la passe, et en défense, ils ont fait l'essentiel, à savoir couvrir Peterson et garder un oeil sur les receveurs au cas où. Bien joué.
Score final: 34 à 0.
Les highlights ici.
Ca n'aura échappé à personne, l'ancienne star de l'université d'Oklahoma a réalisé un début de saison tonitruant, se payant même le luxe de truster la première place du classement des plus gros coureurs de la NFL, avec 740 yards, et la troisième au nombre de touchdowns avec 5...pas mal pour un rookie. S'il continue sur ce rythme, une place au Pro Bowl devrait l'attendre sans trop de soucis, et peut-être même le titre de rookie de l'année.
Lors de la sixième semaine de championnat, contre les Chicago Bears, Peterson s'est illustré en parcourant 224 yards et en inscrivant 3 touchdown, c'est donc une vidéo de ce match que j'ai choisi de mettre sur ces pages.