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Depuis quatre ans que France 2 diffuse le Superbowl en direct, je n'en ai pas raté un seul. Pendant ces quatre années j'aurais vu du très bon, du bon et du franchement mauvais.
Les plus:
- Tout d'abord je pense qu'on peut remercier France Télévisions d'avoir acheté les droits du Superbowl, sans quoi il aurait certainement fallu s'abonner à Canal +, ou même pire, regarder TF1, pour pouvoir suivre cet événement. Pour ça, merci France 2.
- L'animation du plateau a été d'un très bon niveau: certains intervenants (notamment le coach des Dockers de Nantes) ont apporté une véritable analyse technique donnant de la profondeur au match. De manière générale, les intervenants ont été capables d'engager des débats intéressants à la fois techniques et accessibles aux non-initiés. Laurent Luyat, s'il n'est pas un expert en football américain, est toujours parvenu a faire rebondir les débats. On peut tout de même regretter que ces phases de "parlotte" ait souvent empiété sur des phases de jeu.
Les moins:
- Le caméraman du plateau: était-il obligé de faire gigoter un petit drapeau américain, ou de faire remuer de petites figurines à l'effigie de joueurs connus, devant sa caméra à chaque plan d'ouverture sur le plateau ? Ce n'est qu'un détail certes mais vraiment ringard ! Bien loin des présentations très "high-tech" américaines, on retrouve ici un petit air nauséabond du Tour de France.
- Christian Choupin: Ah sacré Christian, quelle sinécure. Alors qu'en plateau des professionnels se démènent pour
apporter de véritables analyses du match, France 2 a choisi d'envoyer sur le terrain, pour commenter, un mec qui n'y connait pas grand chose en foot US. Et ça n'a pas changé en 4 ans. On aurait pu croire que le bonhomme se serait amélioré avec le temps, mais non, d'année en année il continue de nous bassiner avec des statistiques qu'il n'arrive parfois même pas à interpréter, des bourdes à peine rattrappées par son coéquipier Richard Tardits (bien plus crédible car ancien joueur NFL) ou tout simplement une absence totale de commentaires. Du grand art. Cette année aura été, je crois, son meilleur cru en termes de médiocrité: il m'a même semblé voir se dessiner des sourires en plateau après quelques interventions pathétiques de sa part. Bon, on peut quand même lui reconnaitre un certain enthousiasme, c'est vrai, mais c'est trop peu pour rattraper ses mauvais côtés. Quelques conseils mon cher Christian: la critique est dure, mais tout n'est pas perdu. Suis la NFL en profondeur pendant toute la saison avant de commenter le Superbowl, ou, au moins, tiens toi à jour de semaine en semaine, et pas au dernier moment. Et arrête de nous donner des statistiques pas intéressantes: suis le match, laisse Richard Tardits trouver les noms des joueurs (pour t'éviter des erreurs grossières) et fais ce que tu fais de mieux, t'enflammer pour les belles actions. Quand on se fait payer un voyage pour le Superbowl et qu'on a l'opportunité de le commenter, la médiocrité est à bannir.
Ils auront plié, mais point rompu. Et leur victoire n'en est que plus méritée.
Les Steelers ont remporté, lors de ce 43e Superbowl, leur 6e titre de champion NFL, un record, en faisant preuve d'une abnégation totale dans les dernières minutes de la partie.
Alors que Larry Fitzgerald venait juste de crucifier leur défense -si hermétique- pour un touchdown de 64 yards, les Steelers ont été confrontés à un défi de taille: confier le sort de l'équipe à l'attaque, quand cette dernière n'était pas parvenue à inscrire le moindre touchdown depuis le premier quart-temps. Un défi que Big Ben et Santonio Holmes se sont chargés de relever. Le quarterback, dont la prestation au Superbowl il y a deux ans avait presque failli coûter la victoire aux siens, a finalement obtenu sa rédemption: avec 35 secondes restantes au compteur, il envoyait une passe lobée, aux dessus de trois défenseurs adverses, dans les mains d'un Santonio Holmes en pleine extension. Les pieds du receveur grattaient l'herbe colorée de la end-zone pour valider un touchdown qui restera dans l'histoire du Superbowl. L'attaque de Pittsburgh avait réussi. Pourtant, la partie n'était pas finie, mais l'essentiel était fait pour les Steelers: sur la possession suivante des Cardinals, et dans un dernier effort, LaMarr Woodley provoquait un fumble en enlevant la balle des mains de Kurt Warner. Brett Keisel s'allongeait sur le ballon. La partie était terminée.
Nul doute que ces dernières minutes masqueront la performance en demi-teinte de l'attaque des Steelers au cours de ce match. En effet, malgré les nombreuses pénalités contre les Cardinals, les joueurs de Mike Tomlin ont éprouvé tout au long de la partie de grandes difficultés à pénétrer la end-zone adverse. Même la défense a connu des périodes de doute dans le 4e quart temps, encaissant les assauts répétés de Steve Breaston, Anquan Boldin, Edgerrin James, Tim Hightower et surtout Larry Fitzgerald. James Harrison avait su, par une action de génie (un retour d'interception de 100 yards marquant le plus long touchdown de l'histoire du Superbowl) repousser l'échéance, et Ike Taylor, accompagné de Troy Polamalu, avaient bien verrouillé Fitzgerald (presque invisible en première période), mais l'attaque d'Arizona avait bel et bien fini par prendre le dessus dans le dernier quart-temps: Fitzgerald sonnait la révolte en inscrivant un touchdown sur une passe lobée de Warner, rendant son "garde du corps" Ike Taylor impuissant, puis remettait le couvert sur une passe au centre du terrain convertie en un touchdown de 64 yards. Il restait alors 2 minutes 47 à jouer. Les Cardinals étaient en tête de trois points. Et puis tout a basculé.
Santonio Holmes, grâce à sa réception victorieuse et à ses multiples actions qui ont gardé les Steelers en vie, a été nommé MVP du Superbowl, mais il n'a pas été le seul joueur à se faire remarquer lors de cette grande finale. Big Ben (21 passes sur 30 pour 256 yards, 1 TD, 1 interception et une mobilité qui lui a permis d'éviter de nombreux sacks et de faire progresser l'attaque), James Harrison, Kurt Warner, Larry Fitzgerald (7 réceptions pour 127 yards et 2 TD) et Darnell Dockett (2 sacks) auront été, eux aussi, les artisans de ce Superbowl qui restera dans les mémoires.
A ma gauche se trouve la franchise n'ayant pas remporté de titre depuis...au moins 40 ans, considérée pendant longtemps comme une des "faibles" de la ligue. A ma droite se trouvent les champions 2005, au palmarès déjà bien fourni (5 titres) et habitués des grands rendez-vous.
En plus de leurs différences "historiques", les Cardinals et les
Steelers, qui se rencontreront le 2 février prochain à Tampa Bay pour le 43e
Superbowl, offrent des styles de jeu diamétralement opposés: alors que c'est la
défense des Steelers, basée sur une énorme pression imposée au quarterback
adverse, qui fait la renommée de l'équipe, les Cardinals sont, quant à eux,
plus connus pour leur attaque (notamment aérienne) impressionnante.
Pour se qualifier pour le Superbowl, les Cardinals ont pourtant su élever leur
niveau de jeu en défense: certes, on n'est pas encore au niveau de Pittsburgh
ou de Baltimore, mais au moins l'attaque n'a plus forcément besoin d'inscrire
40 points pour remporter le match.
Au final, le Superbowl verra certainement s'affronter deux équipes plus équilibrées qu'on ne pourrait le croire. Voici quelques "duels" à observer durant le match:
- James Harrison et LaMarr Woodley contre la ligne offensive d'Arizona: les deux ogres (cf la photo en tête d'article) ont été les terreurs des quarterbacks adverses cette saison. Si la protection des Cardinals ne tient pas, Kurt Warner pourrait vivre un enfer, et ses erreurs ne manqueront pas d'être exploitées par la défense opportuniste des Steelers (Troy Polamalu...).
- Edgerrin James et Tim Hightower face à James Farrior et Larry Foote: les receveurs d'Arizona parviendront certainement à trouver des brèches dans la défense -pourtant talentueuse - des Steelers, mais pour pouvoir fonctionner à 100%, l'attaque aérienne des Cardinals aura besoin d'être soutenue par une attaque au sol efficace. Sans jeu à la course, la défense de Pittsburgh pourra se concentrer sur les Larry Fitzgerald et autres Anquan Boldin, et le match deviendra bien plus difficile à gagner pour les hommes en rouge.
Pour compléter cette mini-preview, voici une vidéo explicative du schéma défensif des Steelers, mis en place par le fameux coordinateur défensif Dick LeBeau:
Entendons-nous bien, si les Patriots avaient gagné le Superbowl, je ne nie pas qu'ils auraient fait de magnifiques vainqueurs, mais je ne peux m'empêcher de remercier les Giants de me permettre d'enfin écrire cette phrase: les New England Patriots ont perdu ! Finalement, c'est malheureux à dire, car après une saison aussi parfaite, personne n'aurait plus mérité que les Patriots de remporter la récompense ultime. Pourtant, après 21 semaines à vous rappeler leur domination dans chacune de mes notes, je suis plutôt soulagé de pouvoir enfin changer de version.
Parier sur les Giants pour ce Superbowl était un pari osé, le pari du coeur plutôt que celui de la raison, mais sur le terrain, les joueurs de la Grosse Pomme ont su tenir leur rang. Il est dit que ce sont les défenses qui gagnent les championnats, et celle de New York a largement été à la hauteur de l'adage: avec 5 sacks sur Tom Brady (un record cette année), les Michael Strahan, Justin Tuck et autres Osi Umenyiora n'auront laissé aucun répit à l'attaque de New England, forçant Brady à se libérer rapidement de la balle et à préférer des passes courtes aux "big plays" pour Randy Moss.
Menés 7 à 3 à la mi-temps (touchdown de 1 yard de Laurence Maroney pour les Pats), les Giants parvenaient à trouver la faille à 11 minutes de la fin du match sur une passe de 5 yards d'Eli Manning à David Tyree. Après un drive bien orchestré par Brady et mené par les assauts de Wes Welker (11 réceptions pour 103 yards), les Patriots reprenaient les commandes à 2min40 de la fin grâce à une passe de 6 yards de Brady à Randy Moss. Avec très peu de temps au compteur, les Giants entamaient alors un drive magique:
plusieurs fois forcés de convertir des troisièmes, voire des 4e tentatives, ils réussisaient tant bien que mal à progresser, notamment sur une action anthologique de Manning qui, accroché par des defensive linemen adverses, parvenait à se dégager pour effectuer une passe désespérée vers le milieu du terrain, magnifiquement captée par un David Tyree en pleine extension. A 35 secondes de la fin du temps règlementaire, New York parvenait enfin à faire sauter la banque, Manning se connectant avec Plaxico Burress pour un touchdown de 13 yards. Malgré les dernières tentatives de Tom Brady, la messe était dite, et le Giants devenaient finalement champions après l'un des Superbowls les plus passionnants qu'il m'ait été donné de voir.Si le titre de MVP du match est revenu à Eli Manning (qui succède ainsi à son frère), il aurait pu tout aussi bien revenir à Justin Tuck (2 sacks, 6 plaquages et 1 fumble forcé), leader d'une ligne défensive impressionnante ou même à David Tyree, auteur d'un touchdown et d'une réception qui a sauvé son équipe. Ahmad Bradshaw et Brandon Jacobs, s'ils n'ont pas été les pièces maîtresses de l'attaque, ont néanmoins réussi une bonne partie, accumulant 90 yards à eux deux et permettant la progression de l'équipe.
Avec un timing un peu différent, les Patriots auraient très bien pu gagner ce match. Il aura fallu tout le talent - et un peu de réussite aussi - des Giants pour parvenir à s'imposer hier soir. Avec de nombreux jeunes très prometteurs (Ahmad Bradshaw, David Tyree, Steve Smith, Justin Tuck et bien sûr Eli Manning), New York est une équipe qui a un bel avenir devant elle, alors à quand un duel entre Mannings au Superbowl ?
Score final: 17 à 14.
Les highlights ici.
Et oui, on the road again, les Giants se sont imposés. Et pourtant ça n'était pas gagné d'avance dans un stade réputé pour être "imprenable". Lambeau Field aura néanmoins été particulièrement refroidi dimanche soir, pas seulement à cause du -20° affiché par les thermomètres, mais aussi et surtout à cause de la défaite des Green Bay Packers face aux New York Giants, sur le score de 23 à 20.
La rencontre avait pourtant bien débuté pour les locaux: menés 3 à 0 après le 1er quart-temps, ils prenaient l'avantage sur une passe de 90 yards de Brett Favre à Donald Driver, conclue par une magnifique course jusqu'à la end zone. Après la mi-temps, les Giants revenaient en force, inscrivant deux touchdowns à la course par Brandon Jacobs et Ahmad Bradshaw. Les Packers devaient, eux, se contenter d'un touchdown de Donald Lee sur une passe de 12 yards de Favre. Malgré quelques pénalités et autres fumbles par leurs adversaires, les Packers ne pouvaient qu'égaliser à 20 partout à 11 minutes de la fin du match. Les Giants auraient pu s'imposer à la fin du temps règlementaire, mais Lawrence Tynes manquait un field goal de 36 yards et envoyait donc les deux équipes en prolongations. Green Bay obtenait alors la première possession, mais, sur la deuxième action, Brett Favre était intercepté par Corey Webster et rendait le ballon aux Giants. Après avoir remonté à peine 5 yards, ces derniers confiaient le ballon à Lawrence Tynes qui se chargeait, d'un field goal de 47 yards, d'envoyer son équipe au Superbowl.
Pour les Packers, le bilan du match est assez décevant: le niveau de jeu proposé n'a pas été à la hauteur de ce à quoi on s'attendait, notamment de la part de Ryan Grant, limité à 29 yards. Sans jeu au sol, Favre a dû s'employer. Il termine avec 19 passes sur 35 pour 236 yards, 2 TD et 2 interceptions (dont la dernière qui coûte très cher à son équipe). Pour son éventuel dernier match en NFL, Favre n'aura pas vraiment brillé. Seule sa passe pour Donald Driver dans le second quart-temps aura illuminé son match. La défense aura eu un mal fou à stopper le jeu au sol des Giants, et il faut dire que la tâche n'était pas facile, entre le massif Brandon Jacobs (qui a d'ailleurs mis un beau tampon à Charles Woodson) et le vif Ahmad Bradshaw (130 yards et 2 TD à eux deux). Du côté des defensive backs, Al Harris a souffert contre Plaxico Burress, ce qui a largement participé à l'évolution du match: le receveur termine avec 151 impressionnants yards en 11 réceptions.
Pour les Giants, Eli Manning, s'il n'a pas réalisé de passe de TD, a été solide, terminant avec 21 passes sur 40 pour 251 yards. Au moins, il n'aura pas commis de turnovers. Sans les pénalités subies par l'équipe et les diverses autres bourdes, les Giants auraient certainement pu s'éviter une fin de match aussi stressante. New York acquiert donc sa 10e victoire d'affilée à l'extérieur, et tentera de passer à 11 dimanche prochain face aux Patriots, à Glendale, en Arizona. Tom Brady va encore devoir affronter un Manning, et finalement, pas le moins dangereux.
Les highlights ici.
C'était devenu une rengaine au cours de la saison régulière, et ça continue pendant les playoffs. Chaque adversaire des Patriots se voit confier la responsabilité de battre une équipe trop forte pour lui, et à chaque fois je suis obligé de mettre les mêmes titres à mes notes: "Les Patriots invaincus"; "Les Patriots toujours parfaits"... et ainsi de suite. Ca devient vraiment lassant.
J'aurais pourtant cru jusqu'au bout à la victoire des Chargers, à un éventuel retournement de situation qui aurait pu faire basculer le cours de la rencontre et nous assurer un Superbowl plus inattendu. Mais non, rien à faire. Malgré ses 3 interceptions, Brady aura encore su mener les siens au but.
C'est certain, n'inscrire aucun touchdown est vraiment mauvais signe dans une finale de conférence, et c'est pourtant
ce qui est arrivé à San Diego. Malgré quelques belles actions offensives, les Chargers n'ont pu trouver la end zone, se contentant de 4 field goals de Nate Kaeding. La quasi-absence de LaDainian Tomlinson (seulement 2 courses pour 5 yards) n'aura pas aidé San Diego à équilibrer son jeu, et c'est donc Philip Rivers qui a du assurer la majorité du travail, avec bien peu de succès (19 passes sur 37 pour 211 yards et 2 interceptions) malgré les belles réceptions de Vincent Jackson et Chris Chambers.
La défense, très en jambes face à Tom Brady (trois interceptions), a beaucoup souffert des assauts de Laurence Maroney, qui termine avec 122 yards et 1 TD en 25 courses.
Du côté des Patriots, on n'a pas vu beaucoup de balles longues, Brady préférant trouver son running back Kevin Faulk (8 réceptions pour 82 yards tout de même) et Wes Welker sur des passes courtes ou intermédiaires. Randy Moss a été contenu tout au long du match (1 réception, 18 yards) mais sa surveillance aura certainement permis de dégager des espaces pour Laurence Maroney. Ce dernier aura été, il faut le reconnaitre, l'homme du match, inscrivant le premier touchdown de son équipe et harassant constamment la défense de San Diego pour obtenir de cruciaux "first downs" (premières tentatives et 10 yards). La défense aura elle aussi fait son travail, interceptant par deux fois Philip Rivers et empêchant le moindre touchdown adverse. Du beau travail en somme.
Malgré leurs difficultés en attaque, les Chargers sont restés dans la partie jusqu'au dernier quart-temps. Menés 14 à 12 à 12 minutes de la fin de la recontre, ils ont subi le coup de grâce sur une passe de 6 yards de Brady à Wes Welker. Incapables de proposer quoi que ce soit sur leur possession suivante, les Chargers ont alors rendu le ballon aux Pats qui, par l'intermédiaire de Laurence Maroney, se sont attachés à le conserver jusqu'au coup de sifflet final.
Score final 21 à 12.
Les highlights ici.
p.s: Message aux New York Giants: merci de bien vouloir gagner dimanche que je puisse finir la saison sur un titre un peu moins rébarbatif.
Les demi finales de conférence ont eu lieu ce week end, et pour le coup on a eu droit a dru très très lourd:
- Les New England Patriots ont poursuivi leur marche vers le Superbowl en dominant les Jacksonville Jaguars 31 à20.Que penser de ce match ? Les Patriots n'ont pas vraiment paru en danger malgré le score relativement serré, ils se sont contentés d'être parfaits la plupart du temps: Tom Brady termine le match avec un rating impressionnant de 141.4 (26 passes sur 28 pour 262 yards et 3 TD). Laurence Maroney aura fait sa part du travail en amassant 122 yards et 1 TD en 22 courses. Le jeu au sol des Jaguars, dont on attendait tant, n'a pas su relever le défi (80 yards en tout), laissant à David Garrard la responsabilité d'inscrire les points. Face à la cadence des Patriots, cela n'aura pas suffi. Les highlights ici.
- Les Green Bay Packers n'ont pas fait de détails face aux Seattle Seahawks, s'imposant 42 à 20 sous la neige. Vous-avez dit neige ? Visiblement, les conditions climatiques n'auront pas posé beaucoup de problèmes aux Packers qui, après un début hasardeux (deux fumbles de Ryan Grant récupérés et convertis en 14 points par les Seahawks) ont déroulé. Brett Favre, nous gratifiant de superbes actions (comme cette passe en déséquilibre), a été très efficace, terminant le match avec 18 passes sur 23 pour 173 yards et 3 TD (dont 2 pour Greg Jennings). On pardonnera Ryan Grant pour ses fumbles, car le running back s'est plus que rattrappé par la suite, accumulant 201 yards et 3 TD ! Les highlights ici.
- Les New York Giants ont relevé le défi d'aller s'imposer à Dallas, après
deux défaites contre cette équipe cette année. Prenant l'avantage dès le début du match sur une passe d'Eli Manning à Amani Toomer, les Giants ont par la suite lutté pour contenir les assauts de Marion Barber (129 yards et 1 TD en 27 courses), Tony Romo (18 passes sur 36 pour 201 yards, 1 TD et 1 interception) et Jason Witten (7 réceptions, 81 yards). Grâce à leur défense vaillante et leur bonne performance collective (Toomer, Brandon Jacobs et Manning notamment) en attaque, les Giants s'échappent du Texas Stadium avec une victoire capitale les propulsant en finale de conférence. Score final: 21 à 17. Les highlights ici.
- les San Diego Chargers, eux, auront pu compter sur leurs remplaçants pour battre les champions en titre d'Indianapolis. Ce n'est pas facile de contenir l'attaque des Colts, et pourtant les Chargers ont réussi à le faire: malgré 446 yards encaissés, la défense de San Diego a fait ce qu'il fallait quand il fallait, à savoir intercepter Manning par deux fois dans la red zone et stopper les Colts sur des 4e tentatives. Rivers et Tomlinson, s'étant blessés durant le match, ont cédé leur place à Billy Volek et Darren Sproles, qui auront chacun inscrit un touchdown. Malgré Manning à la barre et l'arsenall offensif au grand complet, les Colts ont donc chuté pour la seconde fois contre les Chargers cette saison (mais au moins il reste un Manning en course...). Score final 28 à 24. Les highlights ici.
Les Titans l'ont fait. En s'imposant chez les Indianapolis Colts, l'équipe du Tennessee a gagné sa place en playoffs. Cleveland est donc éliminée malgré sa victoire sur les San Francisco 49ers (20 à 7). Face aux starters des Colts puis aux remplaçants, les Titans ont imposé leur attaque avec une étonnante facilité. Ils n'auront pourtant réussi à inscrire qu'un seul touchdown, par le biais du running back Chris Brown, mais cela aura finalement été suffisant pour se qualifier.
Rob Bironas, impeccable au pied, aura scellé la victoire.Personnellement, j'aurais préféré voir les Browns en playoffs, car ils me paraissent bien plus dangereux et offrent un jeu plus "divertissant", mais en s'inclinant à Cincinnati la semaine dernière, ils ont commis l'erreur de trop. Ils peuvent néanmoins se féliciter d'avoir accompli une si bonne saison, comparé à leur piètre précédente.
San Diego, en battant les Oakland Raiders, et profitant de la défaite des Steelers contre Baltimore, se retrouve en 3e position en AFC, lui évitant de rencontrer les Jacksonville Jaguars au premier tour. Ils seront donc opposés aux Tennessee Titans le week end prochain, alors que c'est Pittsburgh qui rencontrera Jacksonville. Indianapolis et New England ont droit à une semaine de repos.
En NFC, c'est Washington qui rafle la mise en battant Dallas 27 à 6. New Orleans et Minnesota s'étant chacun
inclinés (contre Chicago et Denver), les Redskins se retrouvent en playoffs. Ils affronteront les Seattle Seahawks le week end prochain et peuvent réserver bien des surprises à leurs adversaires. L'autre match de wild card opposera les New York Giants aux Tampa Bay Buccaneers. Quant à Dallas et Green Bay, ils attendront le second tour.Bien, voilà, la saison régulière est terminée, mais la route pour le Superbowl est encore longue et les playoffs seront certainement passionnants ! Sur mes deux favoris (dont j'avais pronostiqué qu'ils iraient au Superbowl cette année), un seul est encore en course: San Diego. Et j'ai encore espoir: la saison dernière, les Colts étaient exactement dans la même situation qu'eux avant de remporter finalement le championnat. Quant à New Orleans, quelle déception ! Trop inconstants, les Saints auront montré trop de faiblesses pour pouvoir tenir la route, et Reggie Bush n'aura pas réalisé la saison fantastique qu'on attendait de lui.
Les bonnes surprises de cette saison auront sans conteste été Cleveland et Tampa Bay, qui, sortant de saison très médiocres, ont su proposer un haut niveau de jeu.
Quant aux déceptions, je choisirais St Louis, Baltimore et... bien sûr... New Orleans.