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La saga Terrell Owens à Dallas est terminée. Le très controversé receveur, a peine libéré par les Cowboys, a fini par trouver un nouveau foyer à Buffalo, signant un contrat d'un an et d'un montant de 6,5 millions de dollars. Après San Francisco et Philadelphie, les Cowboys se sont donc à leur tour lassés des geignements d'Owens, insatisfait de ne pas assez recevoir le ballon.
Même s'il reste le receveur ayant inscrit le plus de touchdowns ces trois dernières saisons, Owens a vu ses statistiques diminuer cette saison et, a 35 ans, on peut se poser des questions quant à son "érosion physique". Les Bills avaient besoin d'un receveur, ils en ont un. Ils avaient besoin de stars dans l'équipe, ils en ont une. Il ne reste plus qu'à espérer que Terrell Owens ne se transforme pas en un "cancer" (comme on le qualifie souvent) dans les vestiaires.
A ma gauche se trouve la franchise n'ayant pas remporté de titre depuis...au moins 40 ans, considérée pendant longtemps comme une des "faibles" de la ligue. A ma droite se trouvent les champions 2005, au palmarès déjà bien fourni (5 titres) et habitués des grands rendez-vous.
En plus de leurs différences "historiques", les Cardinals et les
Steelers, qui se rencontreront le 2 février prochain à Tampa Bay pour le 43e
Superbowl, offrent des styles de jeu diamétralement opposés: alors que c'est la
défense des Steelers, basée sur une énorme pression imposée au quarterback
adverse, qui fait la renommée de l'équipe, les Cardinals sont, quant à eux,
plus connus pour leur attaque (notamment aérienne) impressionnante.
Pour se qualifier pour le Superbowl, les Cardinals ont pourtant su élever leur
niveau de jeu en défense: certes, on n'est pas encore au niveau de Pittsburgh
ou de Baltimore, mais au moins l'attaque n'a plus forcément besoin d'inscrire
40 points pour remporter le match.
Au final, le Superbowl verra certainement s'affronter deux équipes plus équilibrées qu'on ne pourrait le croire. Voici quelques "duels" à observer durant le match:
- James Harrison et LaMarr Woodley contre la ligne offensive d'Arizona: les deux ogres (cf la photo en tête d'article) ont été les terreurs des quarterbacks adverses cette saison. Si la protection des Cardinals ne tient pas, Kurt Warner pourrait vivre un enfer, et ses erreurs ne manqueront pas d'être exploitées par la défense opportuniste des Steelers (Troy Polamalu...).
- Edgerrin James et Tim Hightower face à James Farrior et Larry Foote: les receveurs d'Arizona parviendront certainement à trouver des brèches dans la défense -pourtant talentueuse - des Steelers, mais pour pouvoir fonctionner à 100%, l'attaque aérienne des Cardinals aura besoin d'être soutenue par une attaque au sol efficace. Sans jeu à la course, la défense de Pittsburgh pourra se concentrer sur les Larry Fitzgerald et autres Anquan Boldin, et le match deviendra bien plus difficile à gagner pour les hommes en rouge.
Pour compléter cette mini-preview, voici une vidéo explicative du schéma défensif des Steelers, mis en place par le fameux coordinateur défensif Dick LeBeau:
C'est une nouvelle saison qui a commencé avec les playoffs, et vous avez certainement pu vous en apercevoir ce weekend.
Les Colts, équipe en forme du moment, menée par Peyton Manning - fraîchement élu MVP de la saison - sont, comme l'an dernier, tombés dans le piège des Chargers. Qui l'eut cru ? La défense de San Diego a retroussé les manches pour l'occasion, parvenant à limiter la prolifique attaque des hommes de Tony Dungy. Et que dire de la performance de Darren Sproles, véritable nain (1m70) au pays des ogres de la NFL, qui a amassé pas moins de 328 yards au cours de ce match, faisant presque oublier la présence de LaDainian Tomlinson (un peu blessé il faut l'avouer). Les Chargers s'imposent 23-17 après prolongations et peuvent se préparer à leur prochain Everest: la défense des Pittsburgh Steelers.
Les Falcons, qualifiés en playoffs avec 11 victoires, se déplaçaient en
Arizona pour y rencontrer une équipe en perte de vitesse. Les Cardinals ont pourtant répondu présent à l'appel, offrant une attaque plus équilibrée qu'à leur habitude et une défense solide. Résultat: un Michael Turner limité à 42 yards au sol et un Matt Ryan harassé (2 interceptions, 3 sacks). La défense des Cards devra se surpasser le weekend prochain face à l'une des attaques les plus impressionnantes du championnat: les Carolina Panthers.Les Minnesota Vikings ont raté leur entrée en playoffs: les champions de la NFC Nord ont succombé aux Eagles - qualifiés de dernière minute - et à leur défense de fer. Malgré un bon match d'Adrian Peterson, les Vikings n'ont pu se soustraire à la pression imposée par la défense de Philadelphie. Donovan McNabb, avec 300 yards à la passe, s'est chargé avec l'aide de Brian Westbrook de donner un peu d'équilibre à son équipe.
La défense de Baltimore n'a pas failli à sa réputation en dominant les Dolphins et tous leurs "trick plays". En forçant 5 turnovers à l'équipe qui en avait réalisé le moins durant la saison (13 seulement, un record), dont 4 interceptions de Chad Pennington, les Ravens ont envoyé un message à tous leurs futurs adversaires: leur défense est à la hauteur de la tâche. L'attaque repose entre les mains de Joe Flacco (solide dimanche) et de son jeu au sol.
La défense devrait donc, comme souvent en playoffs, être un facteur clé de succès. De toutes les équipes qui restent en lice, seules San Diego et Arizona semblent un cran en dessous, mais leurs attaques ont largement le talent pour compenser, et leurs défenses ont prouvé qu'elles pouvaient élever leur niveau de jeu pendant ces phases critiques.
Ce n'est pas Eli Manning mais son frère Peyton qui vient de remporter le titre de MVP, pour la troisième fois de sa carrière. Il rejoint ainsi Brett Favre comme le seul joueur à avoir remporté par trois fois ce prix.
Après un début de saison difficile, Manning a su mener les Colts en playoffs, après une série de neuf victoires d'affillée, et en retrouvant son niveau de jeu habituel. Il termine la saison avec près de 67% de passes réussies pour 4002 yards, 27 TD, 12 interceptions et un rating de 95. Peyton Manning écrit donc une nouvelle page de sa légende et qui sait, peut-être y ajoutera-t-il un nouveau Superbowl dans quelques semaines...
Non, chers internautes, ne lisez pas cette note si vous croyez que vous allez y apprendre les secrets inavouables des héros inexpressifs de "Plus Belle La Vie", ou la vérité sur les aliens en plastique taiwanais de "Torchwood". Vous ne découvrirez pas non plus quel chromosome il manque à ce cher "Kyle XY"... (quelles belles références).
Non, si vous devez lire cette note, sachez qu'elle porte sur une série en 17 épisodes, autrement plus passionnante. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin, et cette fois nous nous approchons dangereusement de l'épilogue de la saison régulière de NFL, après maintes péripéties.
Tant de questions doivent encore trouver une réponse...aurions-nous pu rêver d'une fin de saison plus passionnante ?
Les Lions seront-ils parfaits dans leur imperfection ? Les Detroit Lions, à 15 défaites contre zéro victoires (déjà une première dans l'histoire), vont tenter dimanche, à Green Bay, de ne pas devenir la première équipe de l'histoire de la NFL à terminer la saison sans avoir gagné un seul match. Un exploit qui semble impossible, puisque Detroit ne s'est pas imposé à Green Bay depuis 1991. Les Packers semblent pourtant très fragiles en cette fin de saison, et n'auront aucun enjeu dans ce match, sauf peut-être celui de s'éviter la honte d'avoir perdu contre l'équipe la plus faible de la NFL. Cela suffira-t-il ?
Les Chargers iront-ils en playoffs avec 50% de victoires ? On croyait les San Diego Chargers morts. Que nenni ! Avec une victoire dimanche contre leurs rivaux de Denver, les californiens se retrouveraient en playoffs avec seulement 50% de victoires...mais en playoffs quand même. Après avoir perdu deux matchs d'affillée, les Denver Broncos doivent avoir un petit peu la pression d'affronter une équipe de San Diego affamée, d'autant plus que la rencontre aller avait été remportée (par Denver) grâce à une erreur d'arbitrage.
Les qualifiés joueront-ils la gagne ? Tennessee est qualifié en tant que n°1 en AFC, Pittsburgh est qualifié en tant que n°2 en AFC, Indianapolis en tant que n°5 en AFC, les Giants en tant que n°1 en NFC. Carolina, Atlanta et Arizona sont tous trois qualifiés. Si Atlanta et Carolina luttent encore pour la seconde place en NFC, les Giants, eux, n'ont plus aucun enjeu, et rencontrent une équipe qui a tout a gagner: les Minnesota Vikings. Si les Vikings gagnent ce match, ils remportent la division NFC Nord et se qualifient pour les playoffs, quel que soit le résultat de leur rival Chicago. Espérons que ce match se jouera avec intensité, pour que tout le monde aie des chances égales de se qualifier.
Qui triomphera en AFC Est ? Autrefois largement dominée par les Patriots, la division AFC Est est aujourd'hui
courtisée par trois équipes, les Dolphins, les Jets et les Patriots, chacune en mesure de s'emparer du titre, et du billet pour les playoffs l'accompagnant.- Les Dolphins, qui rencontrent les Jets, ont seulement besoin d'une victoire pour remporter la division.
- Les Jets peuvent s'emparer du titre de la division en battant les Dolphins et si les Patriots perdent leur match contre Buffalo. Si les Patriots gagnent, les Jets peuvent se qualifier pour les playoffs avec une défaite de Baltimore face à Jacksonville.
- Les Patriots gagnent la division avec une victoire face à Buffalo et une victoire des Jets. Si les Jets perdent, les Patriots peuvent aller en playoffs avec une défaite de Baltimore.
Quel sac de noeuds n'est-ce pas ?
Qui triomphera en NFC Sud ? La lutte pour le titre de la division NFC Sud va se jouer entre les Atlanta Falcons et les Carolina Panthers. Les Tampa Bay Buccaneers peuvent obtenir une place en Wild Card.
- Les Panthers n'ont besoin que d'une victoire face aux Saints pour remporter la division et se placer en n°2 de la NFC (synonyme d'accès direct au second tour des playoffs).
- Les Falcons doivent battre St Louis et espérer une défaite des Panthers pour prendre le titre de division. Dans tous les cas, les Falcons comme les Panther seront en playoffs, en tant que Wild Card ou en tant que "Tête de série". Une semaine de repos supplémentaire est un enjeu crucial.
- Les Buccaneers peuvent obtenir une place en Wild Card en battant Oakland et en espérant que les Dallas Cowboys chutent face à Philadelphie.
Dans le meilleur des cas, il pourrait donc y avoir trois équipes de la NFC Sud en playoffs. Voilà qui montre bien le degré de compétitivité de cette division, surtout que les Saints sont loin d'être à la traîne avec un bilan de 8 victoires contre 7 défaites (une victoire de retard sur Tampa Bay).
Question scénarios, on est servis ! Et encore, il y a d'autres histoires passionnantes à suivre cette semaine, comme celle de Baltimore qui est en bonne place pour décrocher une place en playoffs, et dont le match scellera le destin de bien d'autres équipes; ou celle de la NFC Est où Dallas et Philadelphie vont s'affronter pour tenter de valider leur billet pour l' "après saison". To be continued...
Les mois d'hiver, surtout dans le Nord des Etats-Unis, sont traditionnellement, en NFL, les mois où il vaut mieux avoir
une bonne défense et un bon jeu à la course. Et oui, pas facile de capter des passes de 50 yards quand les températures sont en dessous de zéro ! Rappelez-vous les Giants, les Steelers (et même Indianapolis dont la défense avait largement élevé son niveau de jeu pour les mener jusqu'au Superbowl)...Si l'on s'en tient à cette formule, Baltimore paraît être une équipe taillée pour les playoffs. Avec la deuxième meilleure défense du championnat, les Ravens ont muselé dimanche l'attaque des Redskins, limitant Clinton Portis à seulement 32 yards en 11 courses, et causant 3 turnovers (2 interceptions et un fumble). Ed Reed et Ray Lewis - tiens donc - ont été les maîtres à jouer de cette défense dominatrice: le premier, plus en jambes que jamais, a été de tous les bons coups: trois plaquages, deux interceptions (dont l'une donnant définitivement la victoire à son équipe) et un fumble forcé puis récupéré et retourné pour un touchdown...on peut difficilement faire mieux. Lewis quant à lui a été, comme à son habitude pourrait-on dire, la faucheuse du backfield de Baltimore, terminant avec 13 plaquages et un sack. Mais ces deux efforts personnels ne doivent pas
éclipser le gros travail collectif qui a été réalisé une nouvelle fois par la défense des Ravens.Il est intéressant, d'ailleurs, de relever que la défense des Ravens n'est surpassée que par celle des Steelers, le grand rival de l'AFC Nord actuellement en tête de la division après une grosse victoire sur Dallas. Ces deux équipes sont définitivement très proches, en styles comme en résultats, et j'attens avec impatience leur prochaine rencontre, qui aura lieu pas plus tard que dimanche !
L'attaque de Baltimore fonctionne quant à elle à deux vitesses: les Ravens sont une équipe bâtie pour le jeu au sol, et ça marche (147 yards contre Washington). Cette excellence au sol permet même de faciliter le travail du jeu aérien. En voici un exemple frappant: contre les Redskins, dans le dernier quart temps, les Ravens ont appelé onze tactiques de course avant de choisir la passe. Résultat: un touchdown de 28 yards de Joe Flacco à Derrick Mason. Quand une défense se met en formation pour stopper la course (généralement en descendant un voire deux safeties en soutien), elle devient aussi beaucoup plus vulnérable aux tactiques "Play Action" (feinte de course puis passe).
Avec cette victoire, les Ravens restent en course pour le titre de la division AFC Nord, mais doivent impérativement battre Pittsburgh dimanche. Même s'ils ne gagnent pas la titre de division, ils restent tout de même bien placés pour une place en Wild Card. Les Redskins se retrouvent quant à eux au fond de l'ultra relevée division NFC Est, déjà remportée par New York, et leurs espoirs d'obtenir une place en Wild Card s'amenuisent.
Et ce n'est pas une hyperbole.
Ce soir aura lieu l'un des matchs les plus importants de l'histoire NCAA: pour la 40e fois dans l'histoire du championnat universitaire, les deux leaders du classement Associated Press (différent du BCS) vont s'affronter. Ce soir, en finale de la conférence SEC, Alabama rencontre Florida, avec à la clé une place pour la grande finale universitaire.
Qui donc remportera ce duel de titans ?
Les Gators (#4 au BCS) ont écrasé tout le monde depuis leur unique défaite de la saison face à Ole Miss, grâce à une attaque incroyable: Tim "Superman" Tebow continue d'écrire sa légende en réalisant des merveilles à la fois à la passe et à la course, et est entouré de tellement de joueurs de talent que les défenses adverses ne savent plus où donner de la tête. Malgré la blessure de Percy Harvin (incertain pour le match), l'attaque de Florida devrait une nouvelle fois donner bien du fil à retordre. Si elle est quelque peu éclipsée par les performances offensives, la défense des Gators n'en reste pas moins l'une des plus solide de la ligue, comptant dans ses rangs des playmakers tel Brandon Spikes (linebacker), et constitue un élément clé de la réussite de l'équipe.
Les Crimson Tide (#1 au BCS) sont invaincus cette saison, ce qui suffit à illustrer leur talent et leur régularité. Ils n'ont peut-être pas gagné tous leur matchs avec la manière, mais au moins ils auront su se défaire de n'importe quel adversaire se présentant sur leur chemin. Leur formule ? Une grosse défense (la 3e du pays) et une attaque équilibrée basée sur le jeu au sol et la sécurité (pas de fumbles ou d'interceptions). A la passe, John Parker Wilson pourra compter sur l'un des receveurs les plus prometteurs du pays: le freshman Julio Jones. A signaler aussi qu'Alabama possède certainement les meilleures lignes offensives et défensives du pays, comptant en leur sein des prospects très convoités par la NFL tels l'offensive tackle Andre Smith et le nose tackle Terrence "Mount" Cody.
Les prévisions Accuscore donnent Florida vainqueur à 83% ! Un statut de favori qui risque de donner à n'en pas douter une motivation supplémentaire à Alabama.
Bref, vous l'aurez compris, si vous devez ne regarder qu'un seul match NCAA cette saison, ce doit être celui-là ! Début du match à 22h, heure française, sur CBS (à choper sur le net) ou sur www.sportsline.com (avec une manip de masquage d'IP).
L'autre match de la soirée oppose les Oklahoma Sooners (#2 au BCS) aux Missouri Tigers (#20 au BCS) en finale de la conférence Big 12. L'enjeu est simple: si les Sooners remportent ce match, ils accèdent à la finale universitaire. S'ils perdent, c'est (très certainement) Texas qui obtiendra le ticket.
Oklahoma, derrière son quarterback star Sam Bradford, offre l'une des attaques les plus explosives de la ligue, mais aura fort à faire pour se défaire des Tigers, eux aussi capables de grandes performances offensives.
Accuscore donne les Sooners vainqueurs à 85%.
Les fessées de Thanksgiving: aaah, Thanksgiving, ses repas de famille, ses dindes...et ses matchs de NFL ! Cette année les traditionnelles rencontres du championnat ont toutes plus ou moins tourné à la déculottée: les Lions n'ont pas failli à leur réputation en se faisant "fesser" à domicile par les Titans 47 à 10, les Seahawks sont décidément tombés au fond du gouffre en s'inclinant à Dallas 34 à 9, et les Cardinals ont été les dindons de la farce (blague de circonstance !) face aux Eagles, se faisant rudoyer 48 à 20. Mais au moins, il y aura eu du spectacle pour les fêtes. Vivement Noël !
Buffalo, la faille de l'Est ?: Aucune équipe de la côte Est n'avait perdu à domicile face à une équipe de la côte Ouest cette saison jusqu'à ce que Buffalo perde, sur le score fleuve de 10 à 3, face aux San Francisco 49ers. De quoi se poser des questions quant aux Bills qui, après un début de saison impressionnant, ne sont même plus aptes à se défaire d'une équipe faiblarde atteinte de décalage horaire.
Les quarterbacks rookies envoient du lourd: Joe Flacco et Matt Ryan sont en train de marquer les esprits, dans des styles bien différents mais néanmoins efficaces. Les deux quarterbacks, en course pour le titre de rookie de l'année, ont encore réalisé des merveilles cette semaine, cumulant à eux deux 36 passes sur 52 (69% de précision) pour 487 yards et 4TD... et deux victoires en prime !
Que va-t-on faire des Browns ?: Aïe aïe aïe, les Browns sont dans un sacré pétrin ! Après avoir perdu leur quarterback Brady Quinn pour la saison à cause d'un doigt cassé, Cleveland va peut-être perdre son remplaçant, Derek Anderson (à cause d'une blessure au genou subie contre Indianapolis). Qui reste sur le bateau ? Ken Dorsey ! Avec ses 10 matchs en tant que starter (sur 6 ans de carrière), peut-il être l'homme de la situation ? Rien n'est moins sûr.
Ces receveurs qui font rêver: plus les semaines passent, et plus je m'extasie devant trois receveurs: Larry Fitzgerald, Andre Johnson et Steve Smith. Malgré des statistiques pas
forcément gargantuesques cette semaine (seul Smith passe la barre des 100 yards), ces trois joueurs ont encore fait étalage de tout leur talent, réalisant des réceptions ou des touchdowns incroyables.Les Jets et les Patriots coincent: ces deux matadors de l'AFC Est ont tous les deux été refroidis par des concurrents intra-conférence. Denver aura eu la peau de Brett Favre et ses amis en se découvrant un jeu au sol (grâce au rookie Peyton Hillis), et Pittsburgh aura eu raison de New England à l'ancienne, sous une bonne pluie, grâce à une grosse défense (merci à Jerome Harrison, LaMarr Woodley et Troy Polamalu) et un gros jeu à la course.
La semaine du sack:cette semaine nous avons pu assister à 61 sacks, soit près de 4 par match. Pas mal, mais ce qui frappe surtout c'est le nombre de joueurs à avoir infligé 2 sacks ou plus: 11 joueurs ont atteint ou dépassé cette barre fatidique, et parmi eux on retrouve, sans surprise, les kadors du sack. A croire qu'ils s'étaient donné rendez-vous...jugez plutôt:
- DeMarcus Ware: 3 sacks
- Jared Allen: 3 sacks
- Mario Williams: 3 sacks
- Justin Tuck: 2 sacks
- Robert Mathis: 2 sacks
- Jerome Harrison: 2 sacks
- Julius Peppers: 2 sacks
- Aaron Kampman: 2 sacks
- Ryan Denney: 2 sacks
- Bradie James: 2 sacks
- Bobby McCray: 2 sacks
Avez-vous trouvé qui manque à l'appel ? Et oui, Joey Porter, ce sacré Joey, n'a sacké personne ce week-end. Il n'a même pas réussi à mettre la main sur Marc Bulger. Quel dommage.
Que les fans de Philadelphie se rassurent: Donovan McNabb n'est finalement peut-être pas devenu si nul que ça !
Après deux matchs inquiétants, le quarterback des Eagles avait fait l'objet de nombreuses critiques, notamment de la part des supporters de la franchise. Gageons que jeudi, avec une performance remarquable (27 passes sur 39 pour 260 yards et 4 TD) face à un client - les Arizona Cardinals - McNabb aura su rassurer un grand nombre de ses détracteurs.
Étrangement, les Cardinals n'ont pas non plus présenté le défi auquel on aurait pu s'attendre de leur part: on s'attendait à un véritable festival offensif, et les Cards n'ont tout simplement pas été à la hauteur. Sans jeu à la course, l'attaque des visiteurs a reposé entièrement sur les épaules de Kurt Warner et de ses receveurs: le quarterback, pressenti pour le titre de MVP cette saison, a certes pu compter sur le solide Larry Fitzgerald (5 réceptions pour 65 yards et 2 TD), mais a aussi du subir les erreurs d'Anquan Boldin, complètement désychronisé (plusieurs drops à son actif et un fumble à la fin du match donnant la victoire aux Eagles). Warner termine avec 21 passes sur 39
pour 235 yards, 3TD et surtout 3 interceptions, une ligne de stats médiocre, mais on ne peut pas lui demander de faire des miracles à chaque match non plus !De leur côté, les Eagles ont semblé trouver leur rythme presque immédiatement, et quand chacun joue sa partition à la perfection, Philadelphie peut être très dangereuse. Derrière McNabb, Brian Westbrook a été le métronome de l'attaque, inscrivant touchdown sur touchdown, à la passe comme à la course, sans jamais sembler vouloir s'arrêter. Il termine avec 4 TD, un record pour la franchise. DeSean Jackson, le rookie de l'université de Californie, cible favorite de McNabb à la passe, confirme semaine après semaine son potentiel: il termine le match avec 6 réceptions pour 76 yards et 1 TD. En défense, ce sont les defensive backs qui se sont illustrés, notamment Brian Dawkins, qui termine le match avec 5 plaquages, une interception et un fumble forcé.
Jackson mis à part, ce match aura finalement été le match des vétérans du côté de Philadelphie !Quel impact aura eu ce match ? Pour Arizona, les chances d'aller en playoffs ne paraissent pas compromises dans une division aussi faible que la NFC Ouest. Malgré deux revers consécutifs face à des adversaires de la division NFC Est, les Cardinals restent favoris pour obtenir leur billet pour le premier tour des playoffs. Pour Philadelphie, si cette victoire importante fait du bien, elle ne signifie pour autant pas grand chose: pour espérer aller en playoffs, les Eagles ne peuvent compter désormais que sur une place en Wild Card (au mieux). Ils devront donc réaliser une fin de saison parfaite, mais leur calendrier s'annonce corsé: les Giants et les Redskins (et Cleveland) les attendent de pied ferme, et les Eagles font malheureusement preuve de beaucoup d'inconstance.