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Vous savez, je prends très à coeur ce blog, même si ces derniers temps je ne suis plus aussi productif, en termes de posts, qu'à mes débuts (j'ai une vraie vie maintenant !). Mais pour toi, public, je suis encore prêt à tous les sacrifices. C'est pourquoi cet été, en déplacement extrêmement non professionnel à New York, je n'ai pas hésité à sacrifier quelques dollars (ok, c'était un peu plus tout de même) pour aller assister au match de présaison entre les deux équipes de la Grosse Pomme: les New York Jets contre les New York Giants.
Que vous ouvriez le Routard ou le Petit Futé, vous ne trouverez aucune information pratique pour vous rendre au Giants Stadium et aucune information sur les prix pratiqués. Il est donc difficile pour les profanes d'avoir accès à ce genre d'événement. Ce qui n'est peut-être pas plus mal, remarquez, quant on voit la quantité ahurissante de touristes qui se précipitent sur tous les lieux conseillés par le Routard. Par exemple, j'ai essayé Harlem un dimanche matin, et ça parlait plus français qu'anglais dans les rues. Des français partout, dans chaque église. Apparemment, tout ce petit monde avait suivi les conseils du Routard pour assister à un Gospel ce dimanche. Il n'y avait plus vraiment d'authenticité dans tout ça, on se serait cru à Disneyland. Enfin bon, ceci n'est absolument pas le sujet de cette note.
Nous sommes en petit comité sur ce blog, donc je suppose que ça ne posera pas trop de problèmes si je vous fait le récit de ma soirée au stade, dans une ambiance 100% USA.
1ère étape: Réservez vos places. Pour réserver mes places, j'ai été sur www.nfl.com/tickets. Là, vous sélectionnez l'équipe qui vous intéresse et accédez au service ticketexchange, qui vous permet d'acheter des places mises en vente par des abonnés qui ne pourront pas assister au match. Normalement on peut le faire par Internet mais pour moi ça a merdé alors j'ai tout fait par téléphone sur place (me payant pour le coup un sévère hors forfait). Une fois votre achat confirmé il ne reste plus qu'à imprimer les billets. Si vous êtes sur place un cyber café ou un Staples fera l'affaire.
2ème étape: Le trajet. Direction Penn Station, sur la 7e avenue au niveau de la 32e rue. Les soirs de match, des agents sont présents pour vous guider lors de l'achat de vos tickets aux bornes automatiques, donc normalement vous ne devriez pas avoir de problèmes. Dans la gare, il faut juste suivre les panneaux indiquant la compagnie New Jersey Transit, qui gère la ligne menant au stade. Dans le cas où vous ne trouveriez pas d'agent pour vous aider, suivez les gens en maillot de foot et n'hésitez pas à demander. Le ticket aller-retour pour le stade n'est pas cher, un peu plus de 7$ si ma mémoire est bonne. La première partie du trajet dure à peu près 10 minutes, puis il faut changer à la station Seacaucus. Là encore si vous ne repérez pas la station, suivez les gens en maillot. Vous voilà dans le New Jersey ! Le train du stade est facile à repérer et des agents sont encore là pour trouver votre chemin. La deuxième partie du trajet dure environ 15 minutes, et offre de beaux panoramas. Dans mon cas, le trajet s'est déroulé dans une ambiance plutôt bon enfant, malgré la bière omniprésente. Pas un touriste à l'horizon, c'est là qu'on se sent vraiment aux Etats-Unis.
3ème étape: Le stade. Comme en France, les sacs à dos sont interdits (pas les sacs à main). J'avais oublié ce détail, ce qui a valu a mon Quechua tout neuf de rester à l'entrée du stade, me laissant mes magazines, mon parapluie, mon portefeuille, ma caméra et autres babioles sur les bras. Une fois entrés, il suffit de suivre les indications jusqu'à sa porte, puis sa rangée. J'ai eu la chance de dégoter des places en tribune de face au 10e rang où la visibilité est excellente mais sachez que vous aurez certainement des difficultés a discerner les détails si vous vous trouverez tout en haut du stade (qui compte trois niveaux en hauteur) dans un virage. Personnellement je n'ai pas regretté d'avoir payé plus cher pour être plus près, on se rend vraiment compte du gabarit de certains joueurs et on entend les impacts lors des plaquages. Le stade est un vrai centre commercial où vous pouvez trouver à manger, pas forcément très diététique c'est vrai, ou acheter des souvenirs. Le maillot des Giants, si vous voulez faire un peu plus couleur locale, vous coûtera 85$. De manière générale, l'ambiance est plus calme que lors de nos matchs de Ligue 1 mais ça n'empêche pas d'avoir droit à quelques holas et à des chants (quoiqu'un peu limités). Théoriquement il est interdit de filmer mais la surveillance n'est pas des plus vigilantes et j'ai du prendre au moins 15 minutes de film sans avoir d'ennuis. Si vous avez une petite faim ne sous-estimez pas le temps d'attente aux divers restaurants, qui peut facilement atteindre le quart d'heure. Et je vais peut-être casser un mythe mais les hot-dogs, contrairement à ce qu'on peut croire, ne sont pas énormes. Ils sont vendus nature et vous y rajoutez ce que vous voulez aux distributeurs de sauces situés dans les allées.
Ce soir là j'avais acheté le maillot de Justin Tuck (Giants), ce qui n'a pas empêché les Jets de remporter le match. J'ai passé un super moment vraiment authentique, et même si le billet est cher (les miens m'ont coûté 95$ pièce) ça vaut le coup. Vous vous sentirez vraiment en Amérique, vous aurez droit à du spectacle et vous mangerez gras. Et même si vous êtes un peu parano sur les bords vous devriez vous sentir en sécurité.
Pour le retour il suffit de retourner sur le quai d'où vous êtes arrivés. Une navette fait le transfert jusqu'à Seacaucus où il vous faudra de nouveau changer pour retourner à Manhattan. Prenez garde toutefois à ne pas trop vous attarder à la fin du match car les navettes ne sont en service que jusqu'à 30 minutes après la fin de la rencontre.
Voilà je crois avoir fait à peu près le tour de cette soirée. A signaler que j'ai tout de même croisé des petits français à l'entrée du stade, à qui je passe le bonjour si jamais ils tombent sur cette note. Si vous avez d'autres questions à me poser n'hésitez pas à me contacter où à m'envoyer vos photos, si jamais vous y allez.
La bise.
A ma gauche se trouve la franchise n'ayant pas remporté de titre depuis...au moins 40 ans, considérée pendant longtemps comme une des "faibles" de la ligue. A ma droite se trouvent les champions 2005, au palmarès déjà bien fourni (5 titres) et habitués des grands rendez-vous.
En plus de leurs différences "historiques", les Cardinals et les
Steelers, qui se rencontreront le 2 février prochain à Tampa Bay pour le 43e
Superbowl, offrent des styles de jeu diamétralement opposés: alors que c'est la
défense des Steelers, basée sur une énorme pression imposée au quarterback
adverse, qui fait la renommée de l'équipe, les Cardinals sont, quant à eux,
plus connus pour leur attaque (notamment aérienne) impressionnante.
Pour se qualifier pour le Superbowl, les Cardinals ont pourtant su élever leur
niveau de jeu en défense: certes, on n'est pas encore au niveau de Pittsburgh
ou de Baltimore, mais au moins l'attaque n'a plus forcément besoin d'inscrire
40 points pour remporter le match.
Au final, le Superbowl verra certainement s'affronter deux équipes plus équilibrées qu'on ne pourrait le croire. Voici quelques "duels" à observer durant le match:
- James Harrison et LaMarr Woodley contre la ligne offensive d'Arizona: les deux ogres (cf la photo en tête d'article) ont été les terreurs des quarterbacks adverses cette saison. Si la protection des Cardinals ne tient pas, Kurt Warner pourrait vivre un enfer, et ses erreurs ne manqueront pas d'être exploitées par la défense opportuniste des Steelers (Troy Polamalu...).
- Edgerrin James et Tim Hightower face à James Farrior et Larry Foote: les receveurs d'Arizona parviendront certainement à trouver des brèches dans la défense -pourtant talentueuse - des Steelers, mais pour pouvoir fonctionner à 100%, l'attaque aérienne des Cardinals aura besoin d'être soutenue par une attaque au sol efficace. Sans jeu à la course, la défense de Pittsburgh pourra se concentrer sur les Larry Fitzgerald et autres Anquan Boldin, et le match deviendra bien plus difficile à gagner pour les hommes en rouge.
Pour compléter cette mini-preview, voici une vidéo explicative du schéma défensif des Steelers, mis en place par le fameux coordinateur défensif Dick LeBeau:
Ce n'est pas Eli Manning mais son frère Peyton qui vient de remporter le titre de MVP, pour la troisième fois de sa carrière. Il rejoint ainsi Brett Favre comme le seul joueur à avoir remporté par trois fois ce prix.
Après un début de saison difficile, Manning a su mener les Colts en playoffs, après une série de neuf victoires d'affillée, et en retrouvant son niveau de jeu habituel. Il termine la saison avec près de 67% de passes réussies pour 4002 yards, 27 TD, 12 interceptions et un rating de 95. Peyton Manning écrit donc une nouvelle page de sa légende et qui sait, peut-être y ajoutera-t-il un nouveau Superbowl dans quelques semaines...
Non, chers internautes, ne lisez pas cette note si vous croyez que vous allez y apprendre les secrets inavouables des héros inexpressifs de "Plus Belle La Vie", ou la vérité sur les aliens en plastique taiwanais de "Torchwood". Vous ne découvrirez pas non plus quel chromosome il manque à ce cher "Kyle XY"... (quelles belles références).
Non, si vous devez lire cette note, sachez qu'elle porte sur une série en 17 épisodes, autrement plus passionnante. Et oui, toutes les bonnes choses ont une fin, et cette fois nous nous approchons dangereusement de l'épilogue de la saison régulière de NFL, après maintes péripéties.
Tant de questions doivent encore trouver une réponse...aurions-nous pu rêver d'une fin de saison plus passionnante ?
Les Lions seront-ils parfaits dans leur imperfection ? Les Detroit Lions, à 15 défaites contre zéro victoires (déjà une première dans l'histoire), vont tenter dimanche, à Green Bay, de ne pas devenir la première équipe de l'histoire de la NFL à terminer la saison sans avoir gagné un seul match. Un exploit qui semble impossible, puisque Detroit ne s'est pas imposé à Green Bay depuis 1991. Les Packers semblent pourtant très fragiles en cette fin de saison, et n'auront aucun enjeu dans ce match, sauf peut-être celui de s'éviter la honte d'avoir perdu contre l'équipe la plus faible de la NFL. Cela suffira-t-il ?
Les Chargers iront-ils en playoffs avec 50% de victoires ? On croyait les San Diego Chargers morts. Que nenni ! Avec une victoire dimanche contre leurs rivaux de Denver, les californiens se retrouveraient en playoffs avec seulement 50% de victoires...mais en playoffs quand même. Après avoir perdu deux matchs d'affillée, les Denver Broncos doivent avoir un petit peu la pression d'affronter une équipe de San Diego affamée, d'autant plus que la rencontre aller avait été remportée (par Denver) grâce à une erreur d'arbitrage.
Les qualifiés joueront-ils la gagne ? Tennessee est qualifié en tant que n°1 en AFC, Pittsburgh est qualifié en tant que n°2 en AFC, Indianapolis en tant que n°5 en AFC, les Giants en tant que n°1 en NFC. Carolina, Atlanta et Arizona sont tous trois qualifiés. Si Atlanta et Carolina luttent encore pour la seconde place en NFC, les Giants, eux, n'ont plus aucun enjeu, et rencontrent une équipe qui a tout a gagner: les Minnesota Vikings. Si les Vikings gagnent ce match, ils remportent la division NFC Nord et se qualifient pour les playoffs, quel que soit le résultat de leur rival Chicago. Espérons que ce match se jouera avec intensité, pour que tout le monde aie des chances égales de se qualifier.
Qui triomphera en AFC Est ? Autrefois largement dominée par les Patriots, la division AFC Est est aujourd'hui
courtisée par trois équipes, les Dolphins, les Jets et les Patriots, chacune en mesure de s'emparer du titre, et du billet pour les playoffs l'accompagnant.- Les Dolphins, qui rencontrent les Jets, ont seulement besoin d'une victoire pour remporter la division.
- Les Jets peuvent s'emparer du titre de la division en battant les Dolphins et si les Patriots perdent leur match contre Buffalo. Si les Patriots gagnent, les Jets peuvent se qualifier pour les playoffs avec une défaite de Baltimore face à Jacksonville.
- Les Patriots gagnent la division avec une victoire face à Buffalo et une victoire des Jets. Si les Jets perdent, les Patriots peuvent aller en playoffs avec une défaite de Baltimore.
Quel sac de noeuds n'est-ce pas ?
Qui triomphera en NFC Sud ? La lutte pour le titre de la division NFC Sud va se jouer entre les Atlanta Falcons et les Carolina Panthers. Les Tampa Bay Buccaneers peuvent obtenir une place en Wild Card.
- Les Panthers n'ont besoin que d'une victoire face aux Saints pour remporter la division et se placer en n°2 de la NFC (synonyme d'accès direct au second tour des playoffs).
- Les Falcons doivent battre St Louis et espérer une défaite des Panthers pour prendre le titre de division. Dans tous les cas, les Falcons comme les Panther seront en playoffs, en tant que Wild Card ou en tant que "Tête de série". Une semaine de repos supplémentaire est un enjeu crucial.
- Les Buccaneers peuvent obtenir une place en Wild Card en battant Oakland et en espérant que les Dallas Cowboys chutent face à Philadelphie.
Dans le meilleur des cas, il pourrait donc y avoir trois équipes de la NFC Sud en playoffs. Voilà qui montre bien le degré de compétitivité de cette division, surtout que les Saints sont loin d'être à la traîne avec un bilan de 8 victoires contre 7 défaites (une victoire de retard sur Tampa Bay).
Question scénarios, on est servis ! Et encore, il y a d'autres histoires passionnantes à suivre cette semaine, comme celle de Baltimore qui est en bonne place pour décrocher une place en playoffs, et dont le match scellera le destin de bien d'autres équipes; ou celle de la NFC Est où Dallas et Philadelphie vont s'affronter pour tenter de valider leur billet pour l' "après saison". To be continued...
Après vous avoir conté la première victoire des Chiefs, comment passer outre le premier succès des inconsistants
Pourtant, les Bengals ont su relever la tête dimanche, contre une équipe de Jacksonville qui n'a visiblement plus le niveau de ses ambitions. Face à l'attaque au sol des Jaguars, pourtant solide, Cincinnati n'aura encaissé que 68 yards (dont 33 et un TD pour Maurice Jones-Drew). Face à l'attaque aérienne, les Bengals n'auront pas concédé un seul touchdown, auront infligé 3 sacks et 1 interception. Si la défense a été vraiment surprenante, il en va de même pour l'attaque: Ryan Fitzpatrick envoyant Chad Johnson au touchdown pendant que Cedric Benson (un revenant !) parcourait sa centaine de yards au sol, on se serait cru revenu une ou deux saisons en arrière ! Fitzpatrick d'ailleurs, a sans doute réalisé son meilleur match de la saison,
en réussissant 21 passes sur 31 pour 162 yards, 2 TD (pour Chad Johnson) et 1 interception, et en parcourant pas moins de 52 yards au sol (certainement son point fort, cet athlétisme à la course). T.J Houshmandzadeh, fidèle au poste, aura été comme à son habitude une cible fiable, réalisant 7 réceptions pour 65 yards.Voilà donc les Bengals sortis du fin fond du championnat. Avec cette victoire, ils laissent Detroit endosser seule le rôle de la lanterne rouge, et rejoignent presque Kansas City en atteignant 11% de victoires (1 victoire contre 8 défaites). Méfions nous cependant, le reste du programme de Cincinnati n'est pas un cadeau: Philadelphie, Pittsburgh, Baltimore, Indianapolis, Washington...seules Cleveland et Kansas City (les deux dernières semaines) paraissent à la portée des Bengals.
Les Jaguars, quant à eux, déçoivent de plus en plus. Pour une attaque au sol qui comptait parmi les meilleures la saison dernière, les Jags n'ont pu amasser que 68 yards contre la défense fébrile des Bengals. Avec un tel niveau de jeu, on voit mal comment ils pourraient prétendre à une place en playoffs, surtout dans la même division que Tennessee, Indianapolis et Houston.
Dallas Cowboys 14 - 34 St Louis Rams
Comme quoi Raymond Devos n'a pas le monopole des jeux de mots (quoi que je ne prétende pas voler aussi haut que lui) !
Vous l'aurez compris (ou pas), cette introduction d'un goût douteux n'était qu'une mise en bouche à notre vrai thème du jour, à savoir la résurrection des St Louis Rams. Allelujah !
Après deux saisons de disette et un entraîneur viré, les Rams paraissent enfin capables de gagner. Et contre les meilleurs. Après une victoire surprise (et pas tout à fait convaincante) face aux Washington Redskins, les p'tits gars du Missouri ont remis le couvert face aux Dallas Cowboys, et cette fois de bien belle manière.A Dallas, on attendait de voir le duo Roy Williams - Terrell Owens en action, on a été servis: seulement 2 réceptions pour 31 yards pour Owens, nada pour Williams. Du lourd on vous dit.
Du lourd, on en a eu aussi de la part du quarterback remplaçant Tony Romo, le vétéran Brad Johnson. Moins mobile que Romo (et patissant
d'une ligne offensive fragile), Johnson aura été sacké 3 fois, commettant un fumble récupéré par ses adversaires. Et ne parlons pas de ses trois interceptions, non n'en parlons surtout pas. Bref, à part Marion Barber, seule lumière au sombre tableau de Dallas, l'attaque entière des texans n'a jamais réussi à trouver son rythme.
Les Rams quant à eux, ont semblé tout droit sortis des ces années dorées où Marshall Faulk, Kurt Warner et Torry Holt tenaient encore la baraque. Même si ces trois là n'étaient finalement pas sur le terrain, le casting de dimanche était tout de même très réussi: Steven Jackson dans le rôle du running back inarrêtable (160 yards et 3 TD dimanche), Mark Bulger dans la peau du quarterback irréprochable (13 passes sur 18 pour 163 yards et 1 TD) et le rookie Donnie Avery jouant le feu follet dans la défense adverse (4 réceptions pour 55 yards et 1TD plus 17 yards à la course). Le scénario a même accordé un bon rôle à la défense, qui termine avec 4 takeaways (dont 2 interceptions de O.J. Atogwe).
Que nous ont réservé les scénaristes de St Louis pour la deuxième moitié de la saison ? Y aura-t-il du suspense ? De l'action ? Des larmes ? Bryan est-il le vrai père de Sharon ? Autant de questions qui restent sans réponse.
To be continued...
Quel est le meilleur quarterback de la ligue cette saison ?
A cette question, la majorité des personnes vous répondront: Tony Romo, Donovan Mcnabb, Jay Cutler, ou même Brett Favre. Et pourquoi pas Eli Manning ?
Ceux qui se souviennent du Eli Manning d'il y a deux saisons auront certainement remarqué la progression effectuée par le frère de Peyton. Qu'est devenu ce joueur qui forçait ses lancers en pleine couverture, accumulant les interceptions grossières ? Cette saison, Manning n'a été intercepté qu'une seule fois, contre 6 touchdowns (seul Jason Campbell a été intercepté moins de fois) et a évité les fumbles dont il était coutumier. Le plus important surtout: il a mené son équipe à la victoire. Qu'importent les yards et les touchdowns si vous ne gagnez pas les matchs ? (Demandez à Kurt Warner). Si les Giants sont encore invaincus à ce jour, c'est en partie grâce à Manning qui, depuis les playoffs de l'an dernier, est un meilleur leader sur le terrain et paraît avoir une bien plus grande confiance en lui. C'est simple: pour moi, le regarder est devenu un vrai plaisir.
Pourtant, à l'image de son équipe, Eli Manning reste largement sous-estimé, mais peut-être est-ce cela son secret de réussite: prendre ses adversaires par surprise à chaque match.
Mais revenons-en au match, ou plutôt à la déroute infligée par les champions
en titre aux Seattle Seahawks.On attendait, avec le retour de Bobby Engram et Deion Branch, de voir une attaque plus efficace chez les hommes de l'Ouest, et pourtant c'est totalement l'inverse qui s'est produit. Jugez plutôt: 187 yards au total, dont 74 à la course et 125 à la passe. Bref, rien n'a fonctionné pour Seattle, mais alors rien du tout. La défense, pourtant réputée, n'a pas relevé le niveau, encaissant pas moins de 523 yards !!
En face, on a eu droit à un véritable festival. Manning, aux commandes de l'attaque, a distribué le jeu, trouvant 8 receveurs différents au cours du match, dont le très prometteur Domenik Hixon (remplaçant Plaxico Burress suspendu) qui termine avec 4 réceptions pour 102 yards et 1 TD. Le jeu à la course a administré quant à lui une véritable correction aux Seahawks: Brandon Jacobs (le rouleau compresseur !) engrange 136 yards et 2 TD, Ahmad Bradshaw termine avec 65 yards, et Derrick Ward avec 40 yards (sans parler des 15 yards de Domenik Hixon).
Bon, pour faire la fine bouche, j'aurais juste aimé voir un peu plus de sacks de la part de la défense New Yorkaise.
Bref, vous l'avez constaté, cet article était plus un prétexte pour parler d'Eli Manning qu'un vrai bilan de match, mais la subjectivité, ça fait aussi le charme d'un blog, non ?
Enfin ! Après deux mois d'attente fébrile, nous allons pouvoir à nouveau nous régaler de matches de NFL ! Ca ne vous a pas manqué ? Moi si.
Je ne sais pas si vous avez suivi la présaison mais, personnellement, j'ai l'impression que nous allons assister à une superbe saison. Les Patriots auront certainement du mal à écraser le championnat comme ils l'ont fait l'an dernier et, avec un peu de chance, on devrait assister à l'émergence de quelques équipes (Jets, Browns, Texans peut-être ?).
Avant que le coup d'envoi de la saison ne soit donné, j'aimerais revenir sur les chances de chacune des équipes pour cette année. Alors, bien sûr, je ne suis pas Madame Soleil, et comme d'habitude certaines de mes "prévisions"
paraîtront insensées en janvier prochain !Arizona Cardinals: Kurt Warner sera le starter en Arizona. Certes, il aura posté l'an dernier des statistiques Tom Bradiesques, mais il aura aussi commis sont lot d'erreurs (fumbles, interceptions). L'un dans l'autre, les Cardinals ne devraient pas avoir trop de soucis au poste de quarterback, avec Matt Leinart en réserve de luxe. Le duo de receveurs composé de Larry Fitzgerald et Anquan Boldin reste un des meilleurs de la ligue. En défense, les Cards ont perdu Calvin Pace (remplacé par Travis LaBoy) qui était une vraie force au poste de linebacker mais ont drafté un bon cornerback en la personne de Dominique Rodgers-Cromartie. En bref: les Cardinals n'ont pas fait monts et merveilles durant cette intersaison, mais leurs adversaires directs (en NFC Ouest) se sont peut-être affaiblis. Au risque de se répéter, Arizona a les moyens d'atteindre les playoffs, ce qui correspond à à peu près 10 victoires en NFC.
Atlanta Falcons: Difficile d'imaginer le meilleur pour une équipe qui sort d'une telle déroute, pourtant les Falcons ont
du potentiel. Matt Ryan risque de passer des moments difficiles derrière une ligne offensive plus que médiocre, mais sera certainement soulagé par le jeu à la course de Michael Turner. L'ex-doublure de LaDainian Tomlinson devrait être à la hauteur. Au poste de receveur, Roddy White a réalisé l'an dernier, très discrètement, une très belle saison avec 83 réceptions pour 1202 yards et 6 TD, et devrait rester une pièce maîtresse de l'attaque aérienne des Falcons, même avec un système désormais axé sur la course. La perte de DeAngelo Hall au poste de cornerback devrait être le plus gros problème d'Atlanta cette saison. En bref: en repartant sur des bases saines, mais avec des joueurs un peu moins reconnus à certains postes, les Falcons peuvent-ils espérer mieux que leurs 4 victoires de l'an passé ? A mon avis, non.
Baltimore Ravens: Jonathan Ogden à la retraite, Joe Flacco risque d'avoir quelques sueurs froides derrière une ligne offensive désormais moins intimidante. La nouvelle identité de l'équipe, voulue par le nouveau coach John Harbaugh, privilégiera la course, menée par le solide Willis McGahee et le rookie prometteur Ray Rice. Ces deux joueurs devront être à la hauteur, car le corps de receveurs laisse à désirer. Heureusement, Flacco pourra compter sur le tight end Todd Heap (qui retournera peut-être au Pro Bowl cette saison, je vous le dis !). En défense, il reste les stars habituelles (Ray Lewis, Ed Reed et consorts) mais l'âge pourrait finir par les rattraper, méfiance donc. En bref: Difficile d'imaginer mieux que les 5 victoires de l'an dernier, d'autant plus que le programme des Ravens s'annonce très difficile (surtout à la fin de la saison).
Buffalo Bills: Les Bills n'ont perdu personne qu'ils voulaient retenir durant cette intersaison, voilà une bonne chose. Trent Edwards est un jeune quarterback prometteur qui pourra compter sur un arsenal de receveurs complet: Lee Evans pour les passes longues, James Hardy (rookie) et son mètre 98 dans la red zone. Marshawn Lynch entre dans sa seconde saison chez les pros et devrait continuer à soulager son quarterback: après une très belle saison de rokkie, les Bills attendent beaucoup de lui. En défense, Marcus Stroud, le defensive tackle acquis chez les Jaguars à l'intersaison, devrait ancrer le centre de la ligne défensive, libérant des espaces pour permettre à Aaron Schobel et Chris Kelsay de sacker plus souvent les quarterbacks adverses. Attention au revenant Paul Posluszny, qui avait manqué une grande partie de sa saison de rookie, mais qui a le potentiel pour être l'un des meilleurs linebackers de la ligue. En bref: les Jets et les Patriots seront des adversaires redoutables dans la division des Bills, mais ces derniers sont une jeune équipe qui ne manque pas de talent. 9 victoires me semblent un objectif réalisable.
Carolina Panthers: Jake Delhomme is back ! Si le quarterback des Panthers reste en bonne santé (et il s'agit d'un gros SI), les Panthers pourront à nouveau compter sur une attaque aérienne digne de cenom. Avec Steve Smith et D.J Hackett (qui était très bon à Seattle), plus Muhsin Muhammad, le corps de receveurparaît solidifié. L'attaque au sol devrait elle aussi faire parler d'elle, avec un "comité" intéressant composé de DeAngelo Williams (rapide et agile) et du rookie Jonathan Stewart (puissant). La ligne offensive pourrait poser problème, malgré le renfort du rookie Jeff Otah (qui devrait être titulaire dès le début de saison). La défense devra élever son niveau de jeu, et elle en est capable, pour espérer tenir la route: Julius Peppers en particulier devra faire mieux que les 2,5 petits sacks qu'il a infligé l'an dernier. Au poste de linebacker, Jon Beason a été énorme la saison dernière (106 plaquages) et sera le nouveau capitaine de la défense (les middle linebackers auront droit, à partir de cette saison, de porter un système de communication sous leur casque pour dialoguer avec leur coordinateur défensif). En bref: pourvu que Jake tienne le coup ! Si c'est le cas, les Panthers peuvent viser les playoffs avec 10 victoires.
Chicago Bears: Les Bears ont perdu leurs meilleurs receveurs durant l'intersaison et restent désespérément à la recherche d'un bon quarterback. Rex Grossman et Kyle Orton devraient se partager le boulot, ce qui n'augure rien de bon. Leurs cibles favorites devraient être Greg Olsen, le jeune tight end prometteur et Earl Bennett, le receveur rookie qui aura fort à faire dans son rôle de titulaire. Après un énième souci avec la justice, Cedric Benson a été remercié, laissant la place au rookie Matt Forte au poste de running back. Ce dernier a du potentiel, mais derrière une ligne offensive de plus en plus fébrile, l'affaire n'est pas gagnée. Heureusement, la défense devrait rattrapper une partie du désastre, avec ses stars comme Brian Urlacher, Lance Briggs ou Tommie Harris. Et puis les Bears auront tout de même Devin Hester, qui devrait même trouver du temps de jeu en tant que receveur. En bref: comment ne pas s'inquiéter de la direction prise par les Bears au poste de quarterback ? Il est clair que ni Rex Grossman, ni Kyle Orton ne sont la solution à long terme pour la franchise. A court terme, il faudra espérer que la défense tienne (encore une fois) la baraque, pour pouvoir espérer mieux que 5 ou 6 victoires.
Cincinnati Bengals: L'équipe s'est dégradée, et encore, cela aurait pu être pire: les Bengals ont tout de même gardé
leur receveur vedette, le facétieux Chad Johnson. La situation, au poste de running back, est plutôt problématique avec un large éventail de candidats: Kenny Watson, qui va sur ses 30 ans, Chris Perry, qui n'a cessé d'être blessé ces dernières saisons, ou DeDe Dorsey, remercié à l'intersaison par Cleveland. On voit mal lequel de ces joueurs pourrait avoir "l'étoffe d'un héros". Heureusement, les Bengals ont toujours Carson Palmer. Ce dernier, avec ses receveurs favoris, Chad Johnson et T.J Houshmandzadeh, devrait mettre l'attaque de Cincinnati sur de bons rails. La ligne offensive aura intérêt à faire du bon boulot: on l'a vue fébrile durant les matchs de présaison, laissant ses adversaires sacker Palmer (ce dernier s'est même retrouvé avec le visage en sang). La défense n'a jamais été le point fort des Bengals ces dernières saisons, et ce ne devrait encore pas être le cas cette année. Keith Rivers, drafté au premier tour de la Draft, pourrait être la bonne surprise de cette unité: on sait à quel point les linebackers rookies peuvent briller (pensez à Patrick Willis ou DeMeco Ryans). En bref: J'ai un mauvais pressentiment pour les Bengals. L'équipe ne paraît pas aller dans la bonne direction. Seule l'attaque pourra sauver cette franchise, et j'ai peur que cette saison soit celle où elle finit par flancher. Au vu de leur calendrier, je pense que Cincinnati devra se contenter d'à peu près 4 victoires.Cleveland Browns: Mea culpa. La saison dernière, j'avais été un des permiers à douter des Browns, leur pronostiquant pas plus de 5 victoires. Et pourtant, regardez aujourd'hui: c'est une équipe prête pour les playoffs, et pour le titre de la division AFC Nord. Il faut avouer que Phil Savage, le manager général à Cleveland, à fait un énorme travail pour recruter les meilleurs joueurs possibles pour la franchise. Joe Thomas, Eric Steinbach, Jamal Lewis, ont tous participé à l'énorme saison réalisée l'an dernier. Pendant l'intersaison, les Browns ont encore été agressifs, mais sur le marché des vétérans cette fois: Shaun Rogers et Corey Williams, deux très bons defensive linemen, permettront certainement d'améliorer la défense contre la course (et aussi contre la passe, les deux joueurs étant plutôt bons pour infliger des sacks), et Donte Stallworth constituera une menace supplémentaire du côté opposé à Braylon Edwards. Avec Jamal Lewis, Kellen Winslow et Derek Anderson (ou même Brady Quinn) à ajouter au mix, on obtient un cocktail explosif. Reste que la défense, si elle a de gros noms sur le papier, devra suivre, et je pense notamment aux cornerbacks, qui, sans Leigh Bodden (transféré à Detroit), paraissent bien démunis. En bref: blessures mises à part, tous les ingrédients sont réunis pour faire de cette saison la saison des playoffs à Cleveland. Des défis se posent encore sur la route des Browns - battre deux fois par an les Pittsburgh Steelers - mais l'équipe a les moyens de ses ambitions, un bon coach, et de bonnes instances dirigeantes. 11 victoires et les playoffs en prime, voilà un objectif réalisable.
Avec 8 victoires et 8 défaites la saison dernière, les Vikings, dans le "ventre mou" du championnat, ne font pas forcément figure de favoris pour le prochain Superbowl. Et pourtant !
Bien à l'abri dans leur Metrodome, les hommes du Nord fourbissent leurs armes et peaufinent leur plan de bataille, pour prendre la tête de la NFC Nord (ce qui implique de battre Green Bay) et pourquoi pas s'emparer du titre suprême.
Menée par un Adrian Peterson incroyable, l'armada violette a les moyens de réaliser ses objectifs.
En défense, les Vikings, qui pouvaient déjà compter sur un "front four" (les 4 defensive linemen, pour les novices) des
plus solides, ont reçu le renfort du defensive end Jared Allen, signé durant l'intersaison. Allen, qui a accumulé plus de 15 sacks l'an dernier avec les Kansas City Chiefs, devrait permettre d'imposer une pression supplémentaire aux quarterbacks adverses, et forcer ces derniers à commettre des erreurs. La défense contre la passe (la plus mauvaise du championnat l'an dernier) pourra compter sur ce facteur pour s'en tirer, ainsi que sur les capacités de couverture des safety Darren Sharper et Madieu Williams. Néanmoins, les cornerbacks devront réaliser une bonne saison pour que la défense tienne la route.En attaque, on retrouvera bien entendu l'explosif rookie de l'année Adrian Peterson, qui devrait, cette année encore, enrhumer beaucoup de défenseurs avec ses crochets. Il aura devant lui un nouveau bloqueur en la personne du fullback Thomas Tapeh. Du côté des receveurs, adieu Troy Williamson et ses bourdes, bienvenue à Bernard Berrian. L'ex receveur des Chicago Bears fera certainement une cible bien plus fiable. Les Vikings pourront aussi compter sur le sophomore prometteur Sidney Rice (4TD l'an dernier). La ligne offensive, quant à elle, devra absolument mieux protéger le quarterback que la saison dernière.
Et d'ailleurs, parlons-en du quarterback ! Tarvaris Jackson entame sa deuxième saison en tant que "starter", et devra élever son niveau de jeu pour mener son équipe au Superbowl. Si personne ne questionne sa puissance ou sa capacité à esquiver la pression adverse, Jackson a néanmoins commis trop d'erreurs (9 touchdowns contre 12 interceptions). Bien protégé, avec Peterson à ses côtés et de bons receveurs à qui lancer la balle, il peut (et doit) réaliser une saison excellente. En cas d'échec, les Vikings pourront toujours s'en remettre à Gus Frerotte, remplaçant aguerri, ou à John David Booty, le rookie fraîchement débarqué de USC et dont on dit beaucoup de bien.