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Vous savez, je prends très à coeur ce blog, même si ces derniers temps je ne suis plus aussi productif, en termes de posts, qu'à mes débuts (j'ai une vraie vie maintenant !). Mais pour toi, public, je suis encore prêt à tous les sacrifices. C'est pourquoi cet été, en déplacement extrêmement non professionnel à New York, je n'ai pas hésité à sacrifier quelques dollars (ok, c'était un peu plus tout de même) pour aller assister au match de présaison entre les deux équipes de la Grosse Pomme: les New York Jets contre les New York Giants.
Que vous ouvriez le Routard ou le Petit Futé, vous ne trouverez aucune information pratique pour vous rendre au Giants Stadium et aucune information sur les prix pratiqués. Il est donc difficile pour les profanes d'avoir accès à ce genre d'événement. Ce qui n'est peut-être pas plus mal, remarquez, quant on voit la quantité ahurissante de touristes qui se précipitent sur tous les lieux conseillés par le Routard. Par exemple, j'ai essayé Harlem un dimanche matin, et ça parlait plus français qu'anglais dans les rues. Des français partout, dans chaque église. Apparemment, tout ce petit monde avait suivi les conseils du Routard pour assister à un Gospel ce dimanche. Il n'y avait plus vraiment d'authenticité dans tout ça, on se serait cru à Disneyland. Enfin bon, ceci n'est absolument pas le sujet de cette note.
Nous sommes en petit comité sur ce blog, donc je suppose que ça ne posera pas trop de problèmes si je vous fait le récit de ma soirée au stade, dans une ambiance 100% USA.
1ère étape: Réservez vos places. Pour réserver mes places, j'ai été sur www.nfl.com/tickets. Là, vous sélectionnez l'équipe qui vous intéresse et accédez au service ticketexchange, qui vous permet d'acheter des places mises en vente par des abonnés qui ne pourront pas assister au match. Normalement on peut le faire par Internet mais pour moi ça a merdé alors j'ai tout fait par téléphone sur place (me payant pour le coup un sévère hors forfait). Une fois votre achat confirmé il ne reste plus qu'à imprimer les billets. Si vous êtes sur place un cyber café ou un Staples fera l'affaire.
2ème étape: Le trajet. Direction Penn Station, sur la 7e avenue au niveau de la 32e rue. Les soirs de match, des agents sont présents pour vous guider lors de l'achat de vos tickets aux bornes automatiques, donc normalement vous ne devriez pas avoir de problèmes. Dans la gare, il faut juste suivre les panneaux indiquant la compagnie New Jersey Transit, qui gère la ligne menant au stade. Dans le cas où vous ne trouveriez pas d'agent pour vous aider, suivez les gens en maillot de foot et n'hésitez pas à demander. Le ticket aller-retour pour le stade n'est pas cher, un peu plus de 7$ si ma mémoire est bonne. La première partie du trajet dure à peu près 10 minutes, puis il faut changer à la station Seacaucus. Là encore si vous ne repérez pas la station, suivez les gens en maillot. Vous voilà dans le New Jersey ! Le train du stade est facile à repérer et des agents sont encore là pour trouver votre chemin. La deuxième partie du trajet dure environ 15 minutes, et offre de beaux panoramas. Dans mon cas, le trajet s'est déroulé dans une ambiance plutôt bon enfant, malgré la bière omniprésente. Pas un touriste à l'horizon, c'est là qu'on se sent vraiment aux Etats-Unis.
3ème étape: Le stade. Comme en France, les sacs à dos sont interdits (pas les sacs à main). J'avais oublié ce détail, ce qui a valu a mon Quechua tout neuf de rester à l'entrée du stade, me laissant mes magazines, mon parapluie, mon portefeuille, ma caméra et autres babioles sur les bras. Une fois entrés, il suffit de suivre les indications jusqu'à sa porte, puis sa rangée. J'ai eu la chance de dégoter des places en tribune de face au 10e rang où la visibilité est excellente mais sachez que vous aurez certainement des difficultés a discerner les détails si vous vous trouverez tout en haut du stade (qui compte trois niveaux en hauteur) dans un virage. Personnellement je n'ai pas regretté d'avoir payé plus cher pour être plus près, on se rend vraiment compte du gabarit de certains joueurs et on entend les impacts lors des plaquages. Le stade est un vrai centre commercial où vous pouvez trouver à manger, pas forcément très diététique c'est vrai, ou acheter des souvenirs. Le maillot des Giants, si vous voulez faire un peu plus couleur locale, vous coûtera 85$. De manière générale, l'ambiance est plus calme que lors de nos matchs de Ligue 1 mais ça n'empêche pas d'avoir droit à quelques holas et à des chants (quoiqu'un peu limités). Théoriquement il est interdit de filmer mais la surveillance n'est pas des plus vigilantes et j'ai du prendre au moins 15 minutes de film sans avoir d'ennuis. Si vous avez une petite faim ne sous-estimez pas le temps d'attente aux divers restaurants, qui peut facilement atteindre le quart d'heure. Et je vais peut-être casser un mythe mais les hot-dogs, contrairement à ce qu'on peut croire, ne sont pas énormes. Ils sont vendus nature et vous y rajoutez ce que vous voulez aux distributeurs de sauces situés dans les allées.
Ce soir là j'avais acheté le maillot de Justin Tuck (Giants), ce qui n'a pas empêché les Jets de remporter le match. J'ai passé un super moment vraiment authentique, et même si le billet est cher (les miens m'ont coûté 95$ pièce) ça vaut le coup. Vous vous sentirez vraiment en Amérique, vous aurez droit à du spectacle et vous mangerez gras. Et même si vous êtes un peu parano sur les bords vous devriez vous sentir en sécurité.
Pour le retour il suffit de retourner sur le quai d'où vous êtes arrivés. Une navette fait le transfert jusqu'à Seacaucus où il vous faudra de nouveau changer pour retourner à Manhattan. Prenez garde toutefois à ne pas trop vous attarder à la fin du match car les navettes ne sont en service que jusqu'à 30 minutes après la fin de la rencontre.
Voilà je crois avoir fait à peu près le tour de cette soirée. A signaler que j'ai tout de même croisé des petits français à l'entrée du stade, à qui je passe le bonjour si jamais ils tombent sur cette note. Si vous avez d'autres questions à me poser n'hésitez pas à me contacter où à m'envoyer vos photos, si jamais vous y allez.
La bise.
C'est bel et bien parti !
La saison régulière a commencé, et la première journée s'est révélée riche en rebondissements, en victoires de dernière minute, en actions de folie, et bien entendu en flops retentissants. Bref, on ne s'est pas ennuyé ce dimanche, ce qui fait plaisir parce que je l'aurais eu mauvaise de rater Monaco - PSG pour voir des matchs médiocres. Non je blague, en fait j'exècre la ligue 1. Désolé. Quoi qu'il en soit, la NFL est de retour et le PSG a pris deux buts, voilà qu'on retrouve notre petite routine.
Trêve de bavardages, j'ai du pain sur la planche. Résumé de cette semaine d'ouverture en National Football League, c'est parti !
Les tops:
- Adrian Peterson, RB, Minnesota Vikings: Est-il encore nécessaire de présenter Peterson ? "All Day" a ouvert sa saison sur une performance tonitruante face à Cleveland, en accumulant pas moins de 180 yards au sol et en inscrivant 3 touchdowns. Brett Favre n'aura finalement même pas eu à s'employer pour mettre à genoux les Browns, peu menaçants il est vrai. Derrière Peterson et Favre, les Vikings s'imposent (à l'extérieur) 34 à 20.
- Tom Brady, QB, New England Patriots: En danger face aux Buffalo Bills et menés au score à deux minutes de la fin du match, que pouvaient faire les Pats pour arracher la victoire ? Pourquoi ne pas confier la balle à Tom, qui n'est jamais que l'un des meilleurs quarterbacks de l'histoire de la NFL ? Deux passes de touchdown plus tard (pour le tight end Benjamin Watson), New England terminait le match en tête, décrochant une victoire improbable, à domicile, face à un adversaire de leur division. Brady termine avec près de 74% de passes réussies pour 378 yards et 2 TD...dans les deux dernières minutes. Quoi qu'on en dise, il est magique.
Les flops:
- Jay Cutler, QB, Chicago Bears: Le nouveau quarterback des Bears, dont on attendait tant, n'a pas fait forte impression, loin de là, lors du match d'ouverture contre les Green Bay Packers. Harassé par une défense ultra-agressive blitzant à tout-va, Cutler a été forcé à passer la balle dans de mauvaises conditions et a finalement été intercepté non pas une, ni deux, ni trois fois, mais bien quatre fois pas la défense de Green Bay. S'il est certain qu'il a forcé certaines de ses passes en pleine couverture adverse, on peut aussi souligner la maigre performance de sa ligne offensive, incapable de lui donner du temps pour ajuster ses lancers.
- St Louis Rams, NFC Ouest: La fessée de la semaine revient aux Seattle Seahawks, qui ont infligé un "shutout" à St Louis en les écrasant 28 à 0. Malgré l'arrivée de Steve Spagnuolo, ex-génie défensif des Giants, à l'intersaison, la défense des Rams n'a pas tenu le choc face à l'attaque des Seahawks, très bien cadencée derrière Julius Jones (19 courses pour 117 yards et 1 TD), Matt Hasselbeck (25 passes réussies sur 36 pour 279 yards, 3 TD et 2 interceptions) et le tight end prometteur John Carlson (6 réceptions pour 95 yards et 2 TD). Quant à l'attaque des Rams, qu'en dire au vu du tableau de score ?
- LaDainian Tomlinson, RB, San Diego Chargers: J'adore Tomlinson, j'adore sa carrière et tous les records qui vont avec, mais pour faire taire les critiques qui le disent sur le déclin, il fallait qu'il entame la saison du mieux possible. Malheureusement, sa performance face aux Oakland Raiders a soulevé plus de questions qu'elle n'a apporté de réponses. Malgré une moyenne honorable de 4,2 yards par course, Tomlinson n'a terminé qu'avec 55 yards au sol et un touchdown, sur une course de 1 yard. Le pire est certainement qu'il n'a pas été le running back clé du match: dans les moments cruciaux de la rencontre les Chargers s'en sont remis à Darren Sproles, et non Tomlinson, pour arracher la victoire. Cerise sur le gâteau, L.T s'est même blessé à la cheville durant la rencontre. Il va falloir beacoup mieux que ça dans les prochaines semaines pour que L.T puisse à nouveau être considéré comme la "crème des crèmes" à son poste. Prochaine étape: la défense de Baltimore...pas un cadeau.
La gata de la vecina: Ce prix est attribué aux Denver Broncos pour leur victoire de renards, à Cincinnati, à 11 secondes de la fin du match. Kyle Orton tente une passe pour Brandon Marshall que Leon Hall, cornerback des Bengals, dévie du bout des doigts. Par chance, la balle atterrit dans les bras du receveur des Broncos Brandon Stokley, qui s'envole vers la end-zone, se permettant même de longer la ligne d'en-but avant de marquer pour enlever de précieuses secondes au compteur. Au final, Denver s'en tire à bon compte avec sa victoire 12 à 7.
Nos amis les rookies: Mark Sanchez, le nouveau quarterback des Jets, a réussi une belle performance pour son premier "vrai" match en NFL en réussissant 18 passes sur 31 pour 272 yards, 1 TD et 1 interception face aux Houston Texans. Matthew Stafford en revanche a souffert face à la défense des Saints, se faisant intercepter 3 fois (et en inscrivant un touchdown à la course). Louis Murphy, receveur des Oakland Raiders, a été l'un des meilleurs receveurs rookies du jour (avec Kenny Britt) avec ses 4 réceptions pour 87 yards et 1 TD face aux San Diego Chargers. Il aurait même pu corser encore l'addition si l'un de ses touchdowns n'avait pas été refusé. En défense, le middle linebacker des Rams, James Laurinaitis, a eu son lot de travail dans la débâcle des siens face aux Seattle Seahawks, et s'en est bien sorti, amassant 14 plaquages et récupérant un fumble.
Comme vous l'avez peut-être remarqué, les Bills disposent maintenant de deux choix au premier tour de la Draft: il ne s'agit pas d'une erreur de ma part, mais du résultat d'un échange entre Buffalo et Philadelphie, impliquant le left tackle Jason Peters.
Les Eagles ont donc acquis Peters en échange du 28e choix de la Draft, d'un autre choix au 4e tour et d'un choix (tardif) lors de la Draft 2010. Voilà qui va faire du bien à la ligne offensive de Philadelphie qui avait déjà reçu le renfort du right tackle Stacy Andrews. Les Eagles vont maintenant pouvoir se concentrer sur leurs autres besoins (running back notamment).
Pour les Bills s'est encore un sevère coup porté à la ligne offensive (qui a déjà perdu le guard Derrick Dockery). Drafter un tackle capable de protéger Trent Edwards et d'établir un jeu à la course devient donc une priorité, et Buffalo peut espérer mettre la main sur un prospect talentueux, soit avec le 11e choix (Michael Oher ?), soit avec le 28e choix (Eben Britton, voire William Beatty).
La saga Terrell Owens à Dallas est terminée. Le très controversé receveur, a peine libéré par les Cowboys, a fini par trouver un nouveau foyer à Buffalo, signant un contrat d'un an et d'un montant de 6,5 millions de dollars. Après San Francisco et Philadelphie, les Cowboys se sont donc à leur tour lassés des geignements d'Owens, insatisfait de ne pas assez recevoir le ballon.
Même s'il reste le receveur ayant inscrit le plus de touchdowns ces trois dernières saisons, Owens a vu ses statistiques diminuer cette saison et, a 35 ans, on peut se poser des questions quant à son "érosion physique". Les Bills avaient besoin d'un receveur, ils en ont un. Ils avaient besoin de stars dans l'équipe, ils en ont une. Il ne reste plus qu'à espérer que Terrell Owens ne se transforme pas en un "cancer" (comme on le qualifie souvent) dans les vestiaires.
A ma gauche se trouve la franchise n'ayant pas remporté de titre depuis...au moins 40 ans, considérée pendant longtemps comme une des "faibles" de la ligue. A ma droite se trouvent les champions 2005, au palmarès déjà bien fourni (5 titres) et habitués des grands rendez-vous.
En plus de leurs différences "historiques", les Cardinals et les
Steelers, qui se rencontreront le 2 février prochain à Tampa Bay pour le 43e
Superbowl, offrent des styles de jeu diamétralement opposés: alors que c'est la
défense des Steelers, basée sur une énorme pression imposée au quarterback
adverse, qui fait la renommée de l'équipe, les Cardinals sont, quant à eux,
plus connus pour leur attaque (notamment aérienne) impressionnante.
Pour se qualifier pour le Superbowl, les Cardinals ont pourtant su élever leur
niveau de jeu en défense: certes, on n'est pas encore au niveau de Pittsburgh
ou de Baltimore, mais au moins l'attaque n'a plus forcément besoin d'inscrire
40 points pour remporter le match.
Au final, le Superbowl verra certainement s'affronter deux équipes plus équilibrées qu'on ne pourrait le croire. Voici quelques "duels" à observer durant le match:
- James Harrison et LaMarr Woodley contre la ligne offensive d'Arizona: les deux ogres (cf la photo en tête d'article) ont été les terreurs des quarterbacks adverses cette saison. Si la protection des Cardinals ne tient pas, Kurt Warner pourrait vivre un enfer, et ses erreurs ne manqueront pas d'être exploitées par la défense opportuniste des Steelers (Troy Polamalu...).
- Edgerrin James et Tim Hightower face à James Farrior et Larry Foote: les receveurs d'Arizona parviendront certainement à trouver des brèches dans la défense -pourtant talentueuse - des Steelers, mais pour pouvoir fonctionner à 100%, l'attaque aérienne des Cardinals aura besoin d'être soutenue par une attaque au sol efficace. Sans jeu à la course, la défense de Pittsburgh pourra se concentrer sur les Larry Fitzgerald et autres Anquan Boldin, et le match deviendra bien plus difficile à gagner pour les hommes en rouge.
Pour compléter cette mini-preview, voici une vidéo explicative du schéma défensif des Steelers, mis en place par le fameux coordinateur défensif Dick LeBeau:
C'est une nouvelle saison qui a commencé avec les playoffs, et vous avez certainement pu vous en apercevoir ce weekend.
Les Colts, équipe en forme du moment, menée par Peyton Manning - fraîchement élu MVP de la saison - sont, comme l'an dernier, tombés dans le piège des Chargers. Qui l'eut cru ? La défense de San Diego a retroussé les manches pour l'occasion, parvenant à limiter la prolifique attaque des hommes de Tony Dungy. Et que dire de la performance de Darren Sproles, véritable nain (1m70) au pays des ogres de la NFL, qui a amassé pas moins de 328 yards au cours de ce match, faisant presque oublier la présence de LaDainian Tomlinson (un peu blessé il faut l'avouer). Les Chargers s'imposent 23-17 après prolongations et peuvent se préparer à leur prochain Everest: la défense des Pittsburgh Steelers.
Les Falcons, qualifiés en playoffs avec 11 victoires, se déplaçaient en
Arizona pour y rencontrer une équipe en perte de vitesse. Les Cardinals ont pourtant répondu présent à l'appel, offrant une attaque plus équilibrée qu'à leur habitude et une défense solide. Résultat: un Michael Turner limité à 42 yards au sol et un Matt Ryan harassé (2 interceptions, 3 sacks). La défense des Cards devra se surpasser le weekend prochain face à l'une des attaques les plus impressionnantes du championnat: les Carolina Panthers.Les Minnesota Vikings ont raté leur entrée en playoffs: les champions de la NFC Nord ont succombé aux Eagles - qualifiés de dernière minute - et à leur défense de fer. Malgré un bon match d'Adrian Peterson, les Vikings n'ont pu se soustraire à la pression imposée par la défense de Philadelphie. Donovan McNabb, avec 300 yards à la passe, s'est chargé avec l'aide de Brian Westbrook de donner un peu d'équilibre à son équipe.
La défense de Baltimore n'a pas failli à sa réputation en dominant les Dolphins et tous leurs "trick plays". En forçant 5 turnovers à l'équipe qui en avait réalisé le moins durant la saison (13 seulement, un record), dont 4 interceptions de Chad Pennington, les Ravens ont envoyé un message à tous leurs futurs adversaires: leur défense est à la hauteur de la tâche. L'attaque repose entre les mains de Joe Flacco (solide dimanche) et de son jeu au sol.
La défense devrait donc, comme souvent en playoffs, être un facteur clé de succès. De toutes les équipes qui restent en lice, seules San Diego et Arizona semblent un cran en dessous, mais leurs attaques ont largement le talent pour compenser, et leurs défenses ont prouvé qu'elles pouvaient élever leur niveau de jeu pendant ces phases critiques.
Les mois d'hiver, surtout dans le Nord des Etats-Unis, sont traditionnellement, en NFL, les mois où il vaut mieux avoir
une bonne défense et un bon jeu à la course. Et oui, pas facile de capter des passes de 50 yards quand les températures sont en dessous de zéro ! Rappelez-vous les Giants, les Steelers (et même Indianapolis dont la défense avait largement élevé son niveau de jeu pour les mener jusqu'au Superbowl)...Si l'on s'en tient à cette formule, Baltimore paraît être une équipe taillée pour les playoffs. Avec la deuxième meilleure défense du championnat, les Ravens ont muselé dimanche l'attaque des Redskins, limitant Clinton Portis à seulement 32 yards en 11 courses, et causant 3 turnovers (2 interceptions et un fumble). Ed Reed et Ray Lewis - tiens donc - ont été les maîtres à jouer de cette défense dominatrice: le premier, plus en jambes que jamais, a été de tous les bons coups: trois plaquages, deux interceptions (dont l'une donnant définitivement la victoire à son équipe) et un fumble forcé puis récupéré et retourné pour un touchdown...on peut difficilement faire mieux. Lewis quant à lui a été, comme à son habitude pourrait-on dire, la faucheuse du backfield de Baltimore, terminant avec 13 plaquages et un sack. Mais ces deux efforts personnels ne doivent pas
éclipser le gros travail collectif qui a été réalisé une nouvelle fois par la défense des Ravens.Il est intéressant, d'ailleurs, de relever que la défense des Ravens n'est surpassée que par celle des Steelers, le grand rival de l'AFC Nord actuellement en tête de la division après une grosse victoire sur Dallas. Ces deux équipes sont définitivement très proches, en styles comme en résultats, et j'attens avec impatience leur prochaine rencontre, qui aura lieu pas plus tard que dimanche !
L'attaque de Baltimore fonctionne quant à elle à deux vitesses: les Ravens sont une équipe bâtie pour le jeu au sol, et ça marche (147 yards contre Washington). Cette excellence au sol permet même de faciliter le travail du jeu aérien. En voici un exemple frappant: contre les Redskins, dans le dernier quart temps, les Ravens ont appelé onze tactiques de course avant de choisir la passe. Résultat: un touchdown de 28 yards de Joe Flacco à Derrick Mason. Quand une défense se met en formation pour stopper la course (généralement en descendant un voire deux safeties en soutien), elle devient aussi beaucoup plus vulnérable aux tactiques "Play Action" (feinte de course puis passe).
Avec cette victoire, les Ravens restent en course pour le titre de la division AFC Nord, mais doivent impérativement battre Pittsburgh dimanche. Même s'ils ne gagnent pas la titre de division, ils restent tout de même bien placés pour une place en Wild Card. Les Redskins se retrouvent quant à eux au fond de l'ultra relevée division NFC Est, déjà remportée par New York, et leurs espoirs d'obtenir une place en Wild Card s'amenuisent.
Les fessées de Thanksgiving: aaah, Thanksgiving, ses repas de famille, ses dindes...et ses matchs de NFL ! Cette année les traditionnelles rencontres du championnat ont toutes plus ou moins tourné à la déculottée: les Lions n'ont pas failli à leur réputation en se faisant "fesser" à domicile par les Titans 47 à 10, les Seahawks sont décidément tombés au fond du gouffre en s'inclinant à Dallas 34 à 9, et les Cardinals ont été les dindons de la farce (blague de circonstance !) face aux Eagles, se faisant rudoyer 48 à 20. Mais au moins, il y aura eu du spectacle pour les fêtes. Vivement Noël !
Buffalo, la faille de l'Est ?: Aucune équipe de la côte Est n'avait perdu à domicile face à une équipe de la côte Ouest cette saison jusqu'à ce que Buffalo perde, sur le score fleuve de 10 à 3, face aux San Francisco 49ers. De quoi se poser des questions quant aux Bills qui, après un début de saison impressionnant, ne sont même plus aptes à se défaire d'une équipe faiblarde atteinte de décalage horaire.
Les quarterbacks rookies envoient du lourd: Joe Flacco et Matt Ryan sont en train de marquer les esprits, dans des styles bien différents mais néanmoins efficaces. Les deux quarterbacks, en course pour le titre de rookie de l'année, ont encore réalisé des merveilles cette semaine, cumulant à eux deux 36 passes sur 52 (69% de précision) pour 487 yards et 4TD... et deux victoires en prime !
Que va-t-on faire des Browns ?: Aïe aïe aïe, les Browns sont dans un sacré pétrin ! Après avoir perdu leur quarterback Brady Quinn pour la saison à cause d'un doigt cassé, Cleveland va peut-être perdre son remplaçant, Derek Anderson (à cause d'une blessure au genou subie contre Indianapolis). Qui reste sur le bateau ? Ken Dorsey ! Avec ses 10 matchs en tant que starter (sur 6 ans de carrière), peut-il être l'homme de la situation ? Rien n'est moins sûr.
Ces receveurs qui font rêver: plus les semaines passent, et plus je m'extasie devant trois receveurs: Larry Fitzgerald, Andre Johnson et Steve Smith. Malgré des statistiques pas
forcément gargantuesques cette semaine (seul Smith passe la barre des 100 yards), ces trois joueurs ont encore fait étalage de tout leur talent, réalisant des réceptions ou des touchdowns incroyables.Les Jets et les Patriots coincent: ces deux matadors de l'AFC Est ont tous les deux été refroidis par des concurrents intra-conférence. Denver aura eu la peau de Brett Favre et ses amis en se découvrant un jeu au sol (grâce au rookie Peyton Hillis), et Pittsburgh aura eu raison de New England à l'ancienne, sous une bonne pluie, grâce à une grosse défense (merci à Jerome Harrison, LaMarr Woodley et Troy Polamalu) et un gros jeu à la course.
La semaine du sack:cette semaine nous avons pu assister à 61 sacks, soit près de 4 par match. Pas mal, mais ce qui frappe surtout c'est le nombre de joueurs à avoir infligé 2 sacks ou plus: 11 joueurs ont atteint ou dépassé cette barre fatidique, et parmi eux on retrouve, sans surprise, les kadors du sack. A croire qu'ils s'étaient donné rendez-vous...jugez plutôt:
- DeMarcus Ware: 3 sacks
- Jared Allen: 3 sacks
- Mario Williams: 3 sacks
- Justin Tuck: 2 sacks
- Robert Mathis: 2 sacks
- Jerome Harrison: 2 sacks
- Julius Peppers: 2 sacks
- Aaron Kampman: 2 sacks
- Ryan Denney: 2 sacks
- Bradie James: 2 sacks
- Bobby McCray: 2 sacks
Avez-vous trouvé qui manque à l'appel ? Et oui, Joey Porter, ce sacré Joey, n'a sacké personne ce week-end. Il n'a même pas réussi à mettre la main sur Marc Bulger. Quel dommage.