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Ils auront plié, mais point rompu. Et leur victoire n'en est que plus méritée.
Les Steelers ont remporté, lors de ce 43e Superbowl, leur 6e titre de champion NFL, un record, en faisant preuve d'une abnégation totale dans les dernières minutes de la partie.
Alors que Larry Fitzgerald venait juste de crucifier leur défense -si hermétique- pour un touchdown de 64 yards, les Steelers ont été confrontés à un défi de taille: confier le sort de l'équipe à l'attaque, quand cette dernière n'était pas parvenue à inscrire le moindre touchdown depuis le premier quart-temps. Un défi que Big Ben et Santonio Holmes se sont chargés de relever. Le quarterback, dont la prestation au Superbowl il y a deux ans avait presque failli coûter la victoire aux siens, a finalement obtenu sa rédemption: avec 35 secondes restantes au compteur, il envoyait une passe lobée, aux dessus de trois défenseurs adverses, dans les mains d'un Santonio Holmes en pleine extension. Les pieds du receveur grattaient l'herbe colorée de la end-zone pour valider un touchdown qui restera dans l'histoire du Superbowl. L'attaque de Pittsburgh avait réussi. Pourtant, la partie n'était pas finie, mais l'essentiel était fait pour les Steelers: sur la possession suivante des Cardinals, et dans un dernier effort, LaMarr Woodley provoquait un fumble en enlevant la balle des mains de Kurt Warner. Brett Keisel s'allongeait sur le ballon. La partie était terminée.
Nul doute que ces dernières minutes masqueront la performance en demi-teinte de l'attaque des Steelers au cours de ce match. En effet, malgré les nombreuses pénalités contre les Cardinals, les joueurs de Mike Tomlin ont éprouvé tout au long de la partie de grandes difficultés à pénétrer la end-zone adverse. Même la défense a connu des périodes de doute dans le 4e quart temps, encaissant les assauts répétés de Steve Breaston, Anquan Boldin, Edgerrin James, Tim Hightower et surtout Larry Fitzgerald. James Harrison avait su, par une action de génie (un retour d'interception de 100 yards marquant le plus long touchdown de l'histoire du Superbowl) repousser l'échéance, et Ike Taylor, accompagné de Troy Polamalu, avaient bien verrouillé Fitzgerald (presque invisible en première période), mais l'attaque d'Arizona avait bel et bien fini par prendre le dessus dans le dernier quart-temps: Fitzgerald sonnait la révolte en inscrivant un touchdown sur une passe lobée de Warner, rendant son "garde du corps" Ike Taylor impuissant, puis remettait le couvert sur une passe au centre du terrain convertie en un touchdown de 64 yards. Il restait alors 2 minutes 47 à jouer. Les Cardinals étaient en tête de trois points. Et puis tout a basculé.
Santonio Holmes, grâce à sa réception victorieuse et à ses multiples actions qui ont gardé les Steelers en vie, a été nommé MVP du Superbowl, mais il n'a pas été le seul joueur à se faire remarquer lors de cette grande finale. Big Ben (21 passes sur 30 pour 256 yards, 1 TD, 1 interception et une mobilité qui lui a permis d'éviter de nombreux sacks et de faire progresser l'attaque), James Harrison, Kurt Warner, Larry Fitzgerald (7 réceptions pour 127 yards et 2 TD) et Darnell Dockett (2 sacks) auront été, eux aussi, les artisans de ce Superbowl qui restera dans les mémoires.
A ma gauche se trouve la franchise n'ayant pas remporté de titre depuis...au moins 40 ans, considérée pendant longtemps comme une des "faibles" de la ligue. A ma droite se trouvent les champions 2005, au palmarès déjà bien fourni (5 titres) et habitués des grands rendez-vous.
En plus de leurs différences "historiques", les Cardinals et les
Steelers, qui se rencontreront le 2 février prochain à Tampa Bay pour le 43e
Superbowl, offrent des styles de jeu diamétralement opposés: alors que c'est la
défense des Steelers, basée sur une énorme pression imposée au quarterback
adverse, qui fait la renommée de l'équipe, les Cardinals sont, quant à eux,
plus connus pour leur attaque (notamment aérienne) impressionnante.
Pour se qualifier pour le Superbowl, les Cardinals ont pourtant su élever leur
niveau de jeu en défense: certes, on n'est pas encore au niveau de Pittsburgh
ou de Baltimore, mais au moins l'attaque n'a plus forcément besoin d'inscrire
40 points pour remporter le match.
Au final, le Superbowl verra certainement s'affronter deux équipes plus équilibrées qu'on ne pourrait le croire. Voici quelques "duels" à observer durant le match:
- James Harrison et LaMarr Woodley contre la ligne offensive d'Arizona: les deux ogres (cf la photo en tête d'article) ont été les terreurs des quarterbacks adverses cette saison. Si la protection des Cardinals ne tient pas, Kurt Warner pourrait vivre un enfer, et ses erreurs ne manqueront pas d'être exploitées par la défense opportuniste des Steelers (Troy Polamalu...).
- Edgerrin James et Tim Hightower face à James Farrior et Larry Foote: les receveurs d'Arizona parviendront certainement à trouver des brèches dans la défense -pourtant talentueuse - des Steelers, mais pour pouvoir fonctionner à 100%, l'attaque aérienne des Cardinals aura besoin d'être soutenue par une attaque au sol efficace. Sans jeu à la course, la défense de Pittsburgh pourra se concentrer sur les Larry Fitzgerald et autres Anquan Boldin, et le match deviendra bien plus difficile à gagner pour les hommes en rouge.
Pour compléter cette mini-preview, voici une vidéo explicative du schéma défensif des Steelers, mis en place par le fameux coordinateur défensif Dick LeBeau:
Que les fans de Philadelphie se rassurent: Donovan McNabb n'est finalement peut-être pas devenu si nul que ça !
Après deux matchs inquiétants, le quarterback des Eagles avait fait l'objet de nombreuses critiques, notamment de la part des supporters de la franchise. Gageons que jeudi, avec une performance remarquable (27 passes sur 39 pour 260 yards et 4 TD) face à un client - les Arizona Cardinals - McNabb aura su rassurer un grand nombre de ses détracteurs.
Étrangement, les Cardinals n'ont pas non plus présenté le défi auquel on aurait pu s'attendre de leur part: on s'attendait à un véritable festival offensif, et les Cards n'ont tout simplement pas été à la hauteur. Sans jeu à la course, l'attaque des visiteurs a reposé entièrement sur les épaules de Kurt Warner et de ses receveurs: le quarterback, pressenti pour le titre de MVP cette saison, a certes pu compter sur le solide Larry Fitzgerald (5 réceptions pour 65 yards et 2 TD), mais a aussi du subir les erreurs d'Anquan Boldin, complètement désychronisé (plusieurs drops à son actif et un fumble à la fin du match donnant la victoire aux Eagles). Warner termine avec 21 passes sur 39
pour 235 yards, 3TD et surtout 3 interceptions, une ligne de stats médiocre, mais on ne peut pas lui demander de faire des miracles à chaque match non plus !De leur côté, les Eagles ont semblé trouver leur rythme presque immédiatement, et quand chacun joue sa partition à la perfection, Philadelphie peut être très dangereuse. Derrière McNabb, Brian Westbrook a été le métronome de l'attaque, inscrivant touchdown sur touchdown, à la passe comme à la course, sans jamais sembler vouloir s'arrêter. Il termine avec 4 TD, un record pour la franchise. DeSean Jackson, le rookie de l'université de Californie, cible favorite de McNabb à la passe, confirme semaine après semaine son potentiel: il termine le match avec 6 réceptions pour 76 yards et 1 TD. En défense, ce sont les defensive backs qui se sont illustrés, notamment Brian Dawkins, qui termine le match avec 5 plaquages, une interception et un fumble forcé.
Jackson mis à part, ce match aura finalement été le match des vétérans du côté de Philadelphie !Quel impact aura eu ce match ? Pour Arizona, les chances d'aller en playoffs ne paraissent pas compromises dans une division aussi faible que la NFC Ouest. Malgré deux revers consécutifs face à des adversaires de la division NFC Est, les Cardinals restent favoris pour obtenir leur billet pour le premier tour des playoffs. Pour Philadelphie, si cette victoire importante fait du bien, elle ne signifie pour autant pas grand chose: pour espérer aller en playoffs, les Eagles ne peuvent compter désormais que sur une place en Wild Card (au mieux). Ils devront donc réaliser une fin de saison parfaite, mais leur calendrier s'annonce corsé: les Giants et les Redskins (et Cleveland) les attendent de pied ferme, et les Eagles font malheureusement preuve de beaucoup d'inconstance.
Quel match de folie !
Dans une atmosphère proche des playoffs, à domicile, les Cardinals se sont imposés face aux très "hype" Cowboys. Il aura néanmoins fallu plusieurs exploits de la part des équipes spéciales, et une prolongation, pour sceller ce match extrêmement serré du début à la fin.
Le ton était donné dès le coup d'envoi, retouné 93 yards jusqu'au touchdown par J.J Arrington. Nullement impressionnés par leurs adversaires, les Cardinals réalisaient un bon début de match, mettant à mal l'attaque des texans. Après un touchdown refusé, sur un fumble de Tony Romo dans sa propre end-zone, à cause d'une règle plutôt obscure, les hommes en rouge finissaient tout de même par craquer, encaissant un touchdown sur une passe de 55 yards de Romo pour Patrick Crayton. Les Cowboys passaient même devant, à l'orée du 3e quart-temps, grâce à un touchdown de Miles Austin.
Menés 24 à 14, les Cowboys s'employaient alors à recoller au score. Il aura fallu un exploit de Marion Barber, véritable couteau suisse de l'équipe (merci Nico), sur une "screen pass" se terminant en touchdown 70 yards plus loin, et un field goal de 52 yards de Nick Folk pour que les Cowboys, in extremis, obtiennent les prolongations.
C'est là que survient l'impensable: après trois tentatives avortées, les texans, acculés devant leur end-zone, tentent un punt. Sean Morey transperce la ligne de protection, bloque le coup de pied, et c'est Monty Beisel qui récupère la balle dans la zone d'en-but pour un touchdown donnant la victoire aux locaux.
Une victoire à l'arraché, de grosses actions offensives, de la belle défense et des exploits d'équipe spéciale...ce match avait tout. Chapeau à Arizona qui aura prouvé n'être pas seulement une grosse attaque, mais vraiment une équipe, capable de tout. Les Cardinals arrivent à 4 victoires contre 2 défaites, soit au même niveau que les Cowboys, et c'est mérité. Avec ce qu'ils ont montré ces dernières semaines, ils sont incontestablement les favoris pour remporter le titre de la division NFC Ouest, et se qualifier pour les Playoffs.
Dallas peut nourrir quelques inquiétudes: après un début de saison dominateur, les Cowboys ont paru à la peine, d'abord lors de leur défaite contre Washington, puis contre les pathétiques Cincinnati Bengals. Sans Tony Romo (s'étant fracturé le petit doigt contre les Cardinals) pour à peu près 3 semaines, les texans ont intérêt à retrouver une formule qui gagne, et vite.
Les Oregon Ducks, seconds au classement général des équipes NCAA, viennent de perdre plus qu'un match. En effet, avec cette défaite face aux "modestes" Arizona Wildcats (34 à 24), les coéquipiers de Dennis Dixon voient s'envoler leurs chances de participer à la grande finale du championnat universitaire, le BCS Championship Bowl. Comme si cela ne suffisait pas, les Ducks ont aussi perdu, peut-être pour la saison, leur meilleur joueur, à savoir Dixon, à cause d'une blessure au genou.
Concernant le classement général, LSU est en tête, suivi d'Oregon, d'Oklahoma, de Kansas et de West Virginia.
Ce soir: Nevada reçoit Hawaii (n°13), toujours invaincue cette saison.
Ca a du bon d'avoir dans son équipe des receveurs dignes de ce nom. Pour peu qu'on aie un quarterback à la hauteur, ça peut faire des dégâts. On en a eu la preuve cette semaine: Peyton Manning avec Marvin Harrison et Reggie Wayne, Tom Brady avec Randy Moss et Wes Welker, Jon Kitna avec Calvin Johnson et Roy Williams... ces trios offensifs se sont chacun imposés lors de leur premier match de la saison. On va pouvoir en rajouter un, car hier soir Carson Palmer et ses deux receveurs favoris, Chad Johnson et T.J Houshmandzadeh ont fait parler la poudre pour s'imposer 27 à 20 à domicile face à une coriace équipe de Baltimore. Malgré six turnovers (perte de ballon), les Ravens ont collé au score, notamment grâce à de belles actions défensives (notamment par Ed Reed). Il a fallu que Carson Palmer (20 passes sur 32 pour 194 yards et 2 TD) s'emploie, bien aidé par Chad Johnson (5 réceptions, 95 yards, 1 TD) et par sa défense (2 interceptions cruciales, 4 fumbles forcés) pour assurer la victoire aux siens. Les Cincinnati Bengals remportent donc leur premier match de la saison face à leurs rivaux de l'AFC Nord, et prennent, comme souvent, un bon départ. A confirmer. (Highlights).
Matt Leinart et ses receveurs auront eux, par contre, eu une journée difficile face aux San Francisco 49ers. Mis sous pression par la défense adverse, le jeune quarterback des Cardinals a peiné dans le jeu à la passe (14 passes sur 28 pour 102 yards, 1 TD et 1 interception). Ses receveurs n'ont pas dépassé les vingt yards et n'ont compté que pour 1 touchdown (inscrit par Aquan Boldin). Edgerrin James en a profité pour réaliser un bon match avec 92 yards en 26 courses et 1 touchdown. Les 49ers, pas beaucoup plus inspirés sous la houlette de Alex Smith (15 passes sur 31 pour 126 yards), ont su profiter de certaines grossières erreurs de leurs adversaires (comme ce fumble non récupéré par les Cardinals dans leur zone d'en-but) pour s'imposer de justesse 20 à 17 face à leur rivaux de la NFC Ouest. (Highlights).